JUSTICE

Pénaliser la diffusion malveillante de l’image des forces de l’ordre

L'amendement n° 1363 du Gouvernement à l'article 24 de la proposition de loi relative à la sécurité globale (première lecture).
ADOPTÉ
POUR
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CONTRE
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Pour mieux comprendre

Cette disposition, discutée dans le cadre de la proposition de loi sur la sécurité globale, vise à pénaliser la diffusion de l'image des forces de l'ordre. 

Cette mesure prévoit de pénaliser d’un an de prison et 45 000 euros d’amende la diffusion de l'image d'un policier ou d'un gendarme en intervention, lorsque cette image a pour but de porter atteinte à son intégrité.

Cette mesure permettra, selon le ministre de l'Intérieur Gérarld Darmanin, de "protéger ceux qui nous protègent". La pénalisation de la diffusion de l'image d'un policier a été critiquée par plusieurs journalistes, qui dénoncent une atteinte à la liberté d'expression. Suite à cette critique, le gouvernement a ajouté en dernière minute à l'article 24 la mention "sans préjudice du droit d’informer".

En séance plénière, la députée Mathilde Panot (FI) a dénoncé cette mesure et a indiqué : "une police républicaine exemplaire n’a pas peur d’être filmée." Le groupe DEM, proche de la majorité présidentielle, a également souhaité supprimer l'article 24. La députée Marine Le Pen (Rassemblement national) a, de son côté, indiqué que la mesure allait "dans le bon sens".

L'article a été adopté par les groupes proches de la majorité présidentielle (LaREM, DEM, Agir ensemble, UDI). Les députés du groupe Les Républicains ont également voté en faveur.

En savoir plus

VOTE n° 3219

  • 20 novembre 2020
  • Amendement
  • Sécurité globale
POUR 146
ABSTENTION 12
CONTRE 24

Les votes des députés et des groupes

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