L'amendement n° 87 de Mme Engrand à l'article 2 B de la proposition de loi visant à lutter contre les arnaques et les dérives des influenceurs sur les réseaux sociaux (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 30 mars 2023 l'amendement n° 87 de Mme Engrand à l'article 2 B de la proposition de loi visant à lutter contre les arnaques et les dérives des influenceurs sur les réseaux sociaux (première lecture).
Au total, 62 députés ont pris part au vote : 85 % ont voté contre, 15 % ont voté en faveur, et 0 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 30 mars 2023 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Lutte contre les arnaques et les dérives des influenceurs sur les réseaux sociaux |
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Les peines infligées doivent être plus lourdes lorsque les influenceurs abusent éhontément de
personnes fragiles.
En cela cet amendement propose selon la gravité des faits commis à l'encontre des personnes fragiles:
• une peine normale de trois ans d'emprisonnement et 350 000 euros
• une peine de cinq ans d'emprisonnement et 750 000 euros d'amende lorsque les faits sont
commis par le dirigeant d'un groupement
• une peine de sept ans d'emprisonnement et à un million d'euros d'amende pour les faits
commis en bande organisée
À titre d'exemple, sont aussi encourus :
• La dissolution, lorsque la personne morale a été créée ou, lorsqu'il s'agit d'un crime ou d'un
délit puni en ce qui concerne les personnes physiques d'une peine d'emprisonnement
supérieure ou égale à trois ans, détournée de son objet pour commettre les faits incriminés
• L'interdiction, pour une durée de cinq ans au plus, d'émettre des chèques autres que ceux qui
permettent le retrait de fonds par le tireur auprès du tiré ou ceux qui sont certifiés
• La fermeture, pour une durée de cinq ans au plus, des établissements ou de l'un ou de
plusieurs des établissements de l'entreprise ayant servi à commettre les faits incriminés
• Le placement, pour une durée de cinq ans au plus, sous surveillance judiciaire
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale