LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 6183

Maintenir l'existence des ZFE mais les rendre facultatives

REJETÉ
POUR 149
ABSTENTION 19
CONTRE 192

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 14 avril 2026 l'amendement n° 8 (rect.) du Gouvernement au projet de loi de simplification de la vie économique (texte de la commission mixte paritaire).

Au total, 360 députés ont pris part au vote : 53 % ont voté contre, 41 % ont voté en faveur, et 5 % se sont abstenus.

Infos

Date 14 avril 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de simplification de la vie économique

La position des groupes

POUR
Socialistes et apparentés
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Les Démocrates
Ensemble pour la République
Horizons & Indépendants
CONTRE
Écologiste et Social
Droite Républicaine
La France insoumise - NFP
Rassemblement National
Union des droites pour la République

Mieux comprendre le vote

Cet amendement, porté par le gouvernement, visait à sauver le dispositif des zones à faibles émissions (ZFE). Alors que la droite et l'extrême droite parlementaire souhaitait supprimer les ZFE, le gouvernement a proposé de maintenir leur existence, mais de les rendre facultatives. Cet amendement a été discuté dans le cadre du projet de loi simplification de la vie économique.

L'amendement a été rejeté par l'Assemblée nationale. Le groupe Renaissance (EPR) a massivement soutenu l'amendement, tout comme les groupes Socialistes, Démocrate, et Horizons. En revanche, le Rassemblement national, le groupe Droite républicaine, LFI et UDR ont voté contre l'amendement de sauvetage porté par le gouvernement. Le groupe Écologistes (EcoS) était divisé avec 5 voix pour et 17 contre.

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Date 14 avril 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de simplification de la vie économique

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L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Gouvernement Lecornu ii

Formé le 11 octobre 2025

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

La pollution de l’air constitue un enjeu majeur de santé publique. Elle est responsable chaque année de près de 40 000 décès prématurés liés aux particules fines et de 7 000 décès liés aux oxydes d’azote. Elle accroît également le risque de nombreuses pathologies respiratoires (cancer du poumon, broncho-pneumopathie chronique obstructive, asthme – dont 30 000 cas d’asthme infantile attribuables à la pollution de l’air selon Santé Publique France), cardiovasculaires (hypertension, infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux), métaboliques (diabète de type 2) et neurologiques.

 

Selon Santé Publique France, une réduction des niveaux moyens annuels de dioxyde d’azote en zones urbaines jusqu’à la valeur guide de l’Organisation mondiale de la santé permettrait d’éviter en moyenne 11 100 nouveaux cas d’asthme chez l’enfant chaque année, avec des bénéfices estimés à 1,2 milliard d’euros en termes de santé et de bien-être.

 

Dans ce contexte, les zones à faibles émissions (ZFE) constituent aujourd’hui un outil efficace pour réduire la pollution liée au trafic routier, particulièrement dans les zones urbaines denses où les dépassements des normes européennes de qualité de l’air sont les plus persistants. Plus de 300 dispositifs similaires sont déjà en place en Europe, témoignant de leur pertinence et de leur efficacité.

 

Toutefois, la mise en œuvre de ces dispositifs doit s’inscrire dans une logique de décentralisation et de subsidiarité. Les collectivités territoriales, et en particulier les communes et leurs groupements, sont les mieux à même d’apprécier les réalités locales, les besoins de mobilité de leurs habitants et les contraintes socio-économiques propres à leur territoire. Elles disposent de la connaissance fine du terrain indispensable pour adapter les modalités d’application des ZFE de manière équilibrée et proportionnée.

 

Il apparaît dès lors essentiel de maintenir un cadre légal permettant aux collectivités volontaires de mettre en place des zones à faibles émissions, tout en leur laissant la latitude nécessaire pour en définir les contours, les calendriers et les modalités d’application. Cette approche favorise une meilleure acceptabilité des mesures, une adaptation aux spécificités locales et une efficacité accrue des politiques publiques de lutte contre la pollution de l’air.

 

Par ailleurs, le maintien d’un encadrement national des dérogations aux restrictions de circulation demeure nécessaire afin de garantir une cohérence d’ensemble et une équité entre les territoires, tout en laissant aux collectivités une marge d’adaptation.

 

Cet amendement vise ainsi à concilier l’exigence de protection de la santé publique avec le principe de libre administration des collectivités territoriales, en confirmant le rôle central des communes et de leurs groupements dans la mise en œuvre de cet outil essentiel.

En conséquence, le présent texte modifie le code général des collectivités territoriales.

 

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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