L’amendement n° 205 de Mme Laernoes à l’article premier de la proposition de loi relative aux services express régionaux métropolitains (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 16 juin 2023 l’amendement n° 205 de Mme Laernoes à l’article premier de la proposition de loi relative aux services express régionaux métropolitains (première lecture).
Au total, 30 députés ont pris part au vote : 77 % ont voté contre, 23 % ont voté en faveur, et 0 % se sont abstenus.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Cet amendement vise à garantir que de nouvelles infrastructures autoroutières ne soient pas construites dans le périmètre de mise en œuvre d’un service express régional métropolitain (SERM).
Les autoroutes représentent des infrastructures climaticides complètement à rebours de l’urgence écologique et de la crise de la biodiversité. L’urgence climatique impose de sortir des carcans qui envisagent la mobilité comme centrée autour du véhicule particulier et de la voiture individuelle. En effet, d’après le Commissariat Général au Développement Durable, les véhicules particuliers sont responsables de 54% des émissions de gaz à effet de serre liées à la circulation routière.
Ainsi, afin de réimaginer la mobilité de demain, il faut à tout prix éviter d’investir dans des infrastructures autoroutières qui favorisent l’enfermement dans des modes de transport dépassés.
Les SERM ayant comme principaux objectifs de décarboner le transport et de développer des services ferroviaires pour encourager le report modal, construire de nouvelles autoroutes en parallèle du développement des SERM représente un non-sens absolu.
Pourtant, dans le Bas-Chablais, un projet d’autoroute menace de voir le jour alors qu’un SERM, le Léman Express, existe déjà sur le territoire.
Les SERM ne doivent pas devenir des projets infrastructuraux supplémentaires, mais bien permettre l’alternative à l’autoroute et au transport individuel. Permettre à des projets autoroutiers de coexister avec des projets de SERM ne serait absolument pas cohérent avec les objectifs de décarbonation du secteur du transport.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale