L'amendement n° 144 de Mme Pochon après l'article 15 de la proposition de loi visant à renforcer la prévention et la lutte contre l'intensification et l'extension du risque incendie (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 17 mai 2023 l'amendement n° 144 de Mme Pochon après l'article 15 de la proposition de loi visant à renforcer la prévention et la lutte contre l'intensification et l'extension du risque incendie (première lecture).
Au total, 161 députés ont pris part au vote : 63 % ont voté contre, 24 % ont voté en faveur, et 12 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 17 mai 2023 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Proposition de loi visant à renforcer la prévention et la lutte contre l'intensification et l'extension du risque incendie |
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
L’été 2022 a été marqué par 60 000 hectares de forêts qui sont partis en fumée. Ce drame risque malheureusement de se reproduire année après année. Ainsi, ce constat devrait nous inciter à repenser en profondeur notre politique forestière.
Pourtant, depuis les incendies, le mot "reboisement" est sur toutes les lèvres. Or, selon “L’ONF, il convient de privilégier la régénération naturelle, le reboisement est possible mais uniquement à petite échelle. Planter des arbres après un incendie apparaît est davantage un puissant coup de communication, qu’une nécessité pour la biodiversité. “Il faut éviter de replanter rapidement sur un sol brulé, avertit Luc Venot de l’ONF.
Cette affirmation est d’ailleurs également partagée par Sylvain Angerand, coordinateur des campagnes chez Canopée, qui indiquait au sein de sa tribune que : “L’empressement à vouloir planter des arbres est, avant tout, une stratégie de communication destinée à rassurer l’opinion publique en donnant l’illusion d’une maîtrise de la situation et d’un retour rapide à la normale. Mais c’est aussi l’aveu d’une profonde incompréhension de la part de la puissance publique des enjeux forestiers, car planter des arbres n’est pas toujours le choix le plus avisé. Surtout après un incendie, il est le plus souvent préférable de laisser la forêt se régénérer naturellement. Une option plus efficace et moins coûteuse dans de nombreuses situations.”
Aussi, cet amendement vise à interdire la plantation d'arbres après un incendie dans le but de laisser la forêt se regénérer naturellement.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale