L'amendement n° 4375 de M. Raux à l'article 3 du projet de loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et agricole et le renouvellement des générations en agriculture (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 17 mai 2024 l'amendement n° 4375 de M. Raux à l'article 3 du projet de loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et agricole et le renouvellement des générations en agriculture (première lecture).
Au total, 37 députés ont pris part au vote : 70 % ont voté contre, 30 % ont voté en faveur, et 0 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 17 mai 2024 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Souveraineté en matière agricole et renouvellement des générations en agriculture |
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Cet amendement de repli du groupe Écologiste – NUPES vise à préciser l'association des secteurs professionnels à la mission de formation générale, technologique et professionnelle aux métiers de l’agriculture et du vivant des établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles au respect de la liberté pédagogique des enseignant·es. La mission d’enseignement et de formation professionnelle publique repose sur les professionnels de l’éducation qui sont des agents du service public de l’éducation, garant·es de la qualité des formations.
La mention instaurant la participation à une association « de professionnels des métiers concernés » ne semble pas pleinement opportune. D'ores et déjà, des professionnels des secteurs agricoles sont associés à la formation aux métiers de l'agriculture. En revanche, leur participation systématique ouvre la porte à une surreprésentation de l’agrobusiness dans l’enseignement agricole quand le service public de l’éducation agricole est garant d’une neutralité. Mais surtout, la participation de professionnels dans la formation doit reposer sur le choix des enseignant·es, qui pourront les associer considérant l’intérêt pédagogique, afin de respecter leur liberté pédagogique. Enfin, une telle obligation d’association des professionnels paraît renforcer les dérives adéquationnistes de l’enseignement au détriment des élèves et des jeunes formé·es.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale