L'amendement n° 31 du Gouvernement à l'article 24 du projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022 (nouvelle lecture).
ADOPTÉRésultat du vote
Les députés ont adopté le 15 décembre 2017 l'amendement n° 31 du Gouvernement à l'article 24 du projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022 (nouvelle lecture).
Au total, 42 députés ont pris part au vote : 81 % ont voté en faveur, 12 % ont voté contre, et 7 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 15 décembre 2017 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Programmation des finances publiques 2018 - 2022 |
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
L’amendement II-714 à l’article 43 ter du PLF 2018 a été adopté au Sénat. Il présente le grand inconvénient de revenir sur l’amendement II-791 rectifié adopté à l’Assemblée Nationale avec avis favorable du Gouvernement et du Rapporteur Général.
L’objet de cet amendement additionnel était clair : revenir sur une inégalité de traitement, lié à la rédaction de l’article 1679 du code général des impôts. En effet, cet article pénalisait les GCS (groupement de coopération sanitaire) et les GCSMS (groupement de coopération sociale et médico-sociale), structures mettant en œuvre des coopérations plus poussées que ce que leur suggèrent les pouvoirs publics, qui se trouvaient de fait exclus du CITS.
La dernière rédaction votée par le Sénat en 1ère lecture ne remet pas en cause le fond de cette disposition mais en affaiblit considérablement la portée. Il précise en effet que le CITS bénéficiant aux GCS et GCSMS ne s’appliquera qu’aux rémunérations versées au 1er janvier 2018 pour les GCS et GCSMS. Cela revient à leur en retirer 50 %, une année sur les deux, alors même que le coût de cette mesure est extrêmement faible pour l’État (3 millions d’euros), comme l’a confirmé le Ministre de l’Action et des Comptes publics en séance. Il ne s’agit donc pas véritablement d’un « amendement de coordination », comme le Gouvernement le présente, mais d’une mesure qui pénalise « les meilleurs élèves » en matière de coopération, qui participent pleinement à l’efficacité et à la qualité de nos services sanitaires, sociaux et médico-sociaux.
Le présent amendement vise donc à rétablir la rédaction de l’article 43 ter votée par l’Assemblée Nationale en 1ère lecture.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale