L'amendement n° 23 de Mme Erodi après l'article premier de la proposition de loi visant à renforcer la protection des familles d'enfants atteints d'une maladie ou d'un handicap ou victimes d'un accident d'une particulière gravité (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 02 mars 2023 l'amendement n° 23 de Mme Erodi après l'article premier de la proposition de loi visant à renforcer la protection des familles d'enfants atteints d'une maladie ou d'un handicap ou victimes d'un accident d'une particulière gravité (première lecture).
Au total, 60 députés ont pris part au vote : 62 % ont voté contre, 30 % ont voté en faveur, et 8 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 02 mars 2023 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Renforcer la protection des familles d’enfants touchés par une affection de longue durée |
Résumé de l'amendement
Cet amendement propose d'augmenter la durée du congé pour annonce d'un handicap ou d'une pathologie chronique de l'enfant à 22 jours ouvrés, afin de permettre aux familles concernées de s'adapter matériellement, financièrement et psychologiquement. Ce congé plus long permettrait également une meilleure gestion des démarches administratives et des rendez-vous médicaux, tout en accompagnant au mieux l'enfant dans sa maladie ou son handicap.
Ce texte est un résumé de l'exposé des motifs rédigé par l'auteur de l'amendement.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Par cet amendement, nous souhaitons augmenter la durée du congé pour annonce de la survenue d'un handicap ou d'une pathologie chronique de l'enfant à 22 jours ouvrés, soit un mois.
Ce moment, particulièrement douloureux pour les familles, nécessite un temps d'adaptation tant matérielle, que financier ou psychologique. Le foyer doit alors adopté une nouvelle organisation familiale et un apprentissage de la gestion de la maladie. Comment cela peut-il être possible en seulement deux jours ?
Un congé plus long, uniquement dédiée à la gestion des nouveaux modes de vie, permetterait le contact avec les associations et une information éclairée, ainsi qu'une meilleure gestion des démarches administratives, la planification des rendez-vous médicaux... Le tout dans le souci d'accompagner au mieux l'enfant dans la maladie ou le handicap.
Ce passage de 2 à 22 jours ouvrés est également symbolique. Certains congés familiaux spécifiques, comme le congé pour mariage ou PACS, aussi justifiés soient-ils, durent aujourd'hui le double que le congé pour annonce de la survenue du handicap ou ALD d'un enfant.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale