L'amendement de suppression n° 3 de M. Echaniz et les amendements identiques suivants à l'article 5 de la proposition de loi visant à protéger les logements contre l'occupation illicite (deuxième lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 29 mars 2023 l'amendement de suppression n° 3 de M. Echaniz et les amendements identiques suivants à l'article 5 de la proposition de loi visant à protéger les logements contre l'occupation illicite (deuxième lecture).
Au total, 88 députés ont pris part au vote : 78 % ont voté contre, 20 % ont voté en faveur, et 1 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 29 mars 2023 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Protéger les logements contre l’occupation illicite |
Résumé de l'amendement
Cet amendement vise à supprimer un article qui réduit les délais de traitement des litiges locatifs. Réduire ces délais pourrait limiter les possibilités pour les locataires de régulariser leur situation et augmenterait ainsi le nombre d'assignations en justice. De plus, selon les auteurs de l'amendement, l'augmentation des délais pourrait engorger davantage le système judiciaire déjà surchargé. Enfin, cela réduirait les chances de réaliser un diagnostic social et financier avant l'audience afin d'évaluer la situation du locataire et envisager des mesures alternatives au terme du bail.
Ce texte est un résumé de l'exposé des motifs rédigé par l'auteur de l'amendement.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Le présent amendement des députés Socialistes et apparentés vise à supprimer cet article qui vise à réduire les délais de traitement des contentieux locatifs.
Le Sénat a fait évoluer cet article par rapport au dispositif adopté en 1ère lecture afin de favoriser les solutions amiables en diminuant l’ampleur de la réduction du délai minimal légal devant s’écouler entre la délivrance du commandement de payer et l’assignation en justice, à six semaines contre un mois dans le texte transmis au Sénat et deux mois dans le droit en vigueur. Il a par ailleurs fixé un seuil national de transmission aux Commission de Coordination des Actions de Prévention des Expulsions Locatives (Ccapex) des commandements de payer à deux mois d’ancienneté d’impayé ou de montant de la dette locative pour caractériser une situation sociale justifiant une prise en charge.
Cependant, la réduction de ces délais conduira mathématiquement à réduire les possibilités pour le locataire de régulariser sa situation et à augmenter le nombre d’assignations. En raison de l’engorgement de la Justice, les délais de jugement sont déjà très longs, ils le seront plus encore si le nombre de saisines augmente comme n’a pas manqué d’alerter la Fondation Abbé Pierre.
Enfin, ce délai le délai entre l’assignation et l’audience réduira les chances de pouvoir réaliser le diagnostic social et financier diligenté par le Préfet en vue d’apporter à la CCAPEX et au juge des éléments précis concernant la situation du locataire pour apprécier l’opportunité de ne pas résilier le bail et de mettre en place un échéancier.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale