LÉGISLATURE 16 - VOTE n° 3843

L'amendement n° 843 de M. Prud'homme à l'article 2 du projet de loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et agricole et le renouvellement des générations en agriculture (première lecture).

REJETÉ
POUR 8
ABSTENTION 6
CONTRE 32

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 17 mai 2024 l'amendement n° 843 de M. Prud'homme à l'article 2 du projet de loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et agricole et le renouvellement des générations en agriculture (première lecture).

Au total, 46 députés ont pris part au vote : 70 % ont voté contre, 17 % ont voté en faveur, et 13 % se sont abstenus.

Infos

Date 17 mai 2024
Type de vote Amendement
Dossier Souveraineté en matière agricole et renouvellement des générations en agriculture

La position des groupes

POUR
La France insoumise - NUPES
Écologiste - NUPES
CONTRE
Horizons et apparentés
Les Républicains
Renaissance
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Démocrate (MoDem et Indépendants)

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Date 17 mai 2024
Type de vote Amendement
Dossier Souveraineté en matière agricole et renouvellement des générations en agriculture

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L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Loïc Prud'homme

Loïc Prud'homme

Gironde (33)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Par cet amendement, le groupe parlementaire LFI-NUPES propose que des cours d'éducation à l'alimentation soient dispensés auprès des écolier‑e‑s et des élèves dans le but d’améliorer la santé de nos enfants et de faire évoluer nos modes de consommation vers des pratiques plus durables et favorables à la généralisation de l’agriculture paysanne.

Savoir se nourrir correctement devrait être enseigné à l’école, parce que c’est un apprentissage fondamental.

L’école peut être le lieu d’apprentissage d’une culture culinaire commune, creuset des cultures familiales, s’enrichissant des apports spécifiques des différentes familles et traditions, et prenant en compte la dimension nutritionnelle, indispensable à la transformation de nos modes de vie qui intègrent de plus en plus d’aliments industriels transformés ou ultra‑transformés.

L’industrialisation de notre système de production alimentaire est à l’origine d’une épidémie de maladies chroniques, mais aussi d’une perte de pouvoir d’achat pour nos agriculteur·rices qui subissent l’accaparement de la majorité de la valeur ajoutée de leur production par les intermédiaires de l’agro-industrie et de la grande distribution.

Pour toutes ces raisons, il revient à l’État d’assurer cet apprentissage de base pour tous les enfants afin de résorber les inégalités sociales alimentaires et de permettre une meilleure valorisation des produits bruts, de saison, issus d’exploitations agroécologiques pleinement intégrées dans leur territoire. Cet enseignement sera aussi l’occasion d’être sensible à la question de la condition animale, aux conditions d’élevage et d’abattage, et à toutes les alternatives qui existent aux protéines carnées. Il permettra également d’améliorer les connaissances de nos enfants concernant nos productions agricoles et alimentaires, et de mettre en œuvre des actions de sensibilisation aux enjeux de la souveraineté alimentaire et des transitions agroécologique et climatique en lien avec leur alimentation.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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