L'amendement n° 4282 de M. Rousset après l'article 7 du projet de loi d'orientation pour la souveraineté alimentaire et agricole et le renouvellement des générations en agriculture (première lecture).
ADOPTÉRésultat du vote
Les députés ont adopté le 22 mai 2024 l'amendement n° 4282 de M. Rousset après l'article 7 du projet de loi d'orientation pour la souveraineté alimentaire et agricole et le renouvellement des générations en agriculture (première lecture).
Au total, 112 députés ont pris part au vote : 100 % ont voté en faveur, 0 % ont voté contre, et 0 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 22 mai 2024 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Souveraineté en matière agricole et renouvellement des générations en agriculture |
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Les difficultés de maintenir un maillage vétérinaire en zones rurales reposent sur des causes complexes et multifactorielles.
Un rapport du CGAAER de 2019 s’inquiète avant tout de la perte de rentabilité économique de l’activité rurale d’un certain nombre de cabinets.
Ce rapport souligne aussi l’intérêt d'un dispositif de tuilage, de type « stages tuteurés », au bénéfice des étudiants vétérinaires dans les territoires d’élevages.
Aussi, cet amendement inscrit dans la loi l’organisation par les écoles vétérinaires françaises, en dernière années d’études, de stages en milieu rural comprenant des mises en situation professionnelle de soins aux animaux d'élevage, sous un régime d'autonomie supervisée par un vétérinaire (dits « stages tuteurés ») avec possibilité d’associer les collectivités territoriales, afin de favoriser l’ancrage territorial et le désir de s’installer sur ces territoires qui ont besoin de vétérinaires.
Cet amendement inscrit dans la loi un dispositif déjà expérimenté :
- Les stages « tutorés » (ou tuteurés, « tutorés » étant un anglicisme) des étudiants vétérinaires en milieu rural permettent à des étudiants des écoles vétérinaires françaises souhaitant se diriger vers une pratique rurale de bénéficier d’un stage dans une structure les préparant à cet exercice.
- L’objectif est une mise en autonomie progressive du futur vétérinaire, lors de sa dernière année d’études (6ème année) sur les gestes médicaux et chirurgicaux des soins aux animaux d’élevage et une immersion dans un territoire rural.
- 450 étudiants des écoles vétérinaires ont suivi ce dispositif depuis sa création et le succès est croissant.
- Les structures vétérinaires qui candidatent pour accueillir un étudiant sont en augmentation et l’offre de stages est plus importante que la demande. Ce dispositif est l’équivalent du stage en médecine générale pour les futurs médecins généralistes, au titre duquel un médecin, maître de stage, accueille un étudiant en médecine dans son cabinet pour lui enseigner la médecine de ville et partager son expérience.
- Pour continuer à accompagner plus d’étudiants vétérinaires vers la pratique rurale, il est proposé que d’inscrire ce dispositif, reposant jusqu’alors sur une simple note de service, dans la loi pour assurer sa pérennité et son développement, en ouvrant la possibilité d’associer les collectivités territoriales.
- En effet, les collectivités territoriales peuvent mettre en place des dispositifs de soutien à la médecine vétérinaire rurale. Les conseils départementaux de la Corrèze, de la Creuse, de l’Isère, de l’Yonne ont mis en place des dispositifs intéressants (liste non exhaustive).
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale