LÉGISLATURE 15 - VOTE n° 284

L'amendement n° 158 de M. Vallaud à l'article 4 du projet de loi ratifiant diverses ordonnances prises sur le fondement de la loi n° 2017-1340 du 15 septembre 2017 d'habilitation à prendre les mesures pour le renforcement du dialogue social (première lecture).

REJETÉ
POUR 13
ABSTENTION 14
CONTRE 49

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 22 novembre 2017 l'amendement n° 158 de M. Vallaud à l'article 4 du projet de loi ratifiant diverses ordonnances prises sur le fondement de la loi n° 2017-1340 du 15 septembre 2017 d'habilitation à prendre les mesures pour le renforcement du dialogue social (première lecture).

Au total, 76 députés ont pris part au vote : 64 % ont voté contre, 17 % ont voté en faveur, et 18 % se sont abstenus.

Infos

Date 22 novembre 2017
Type de vote Amendement
Dossier Ordonnances prises sur le fondement de la loi sur le renforcement du dialogue social

La position des groupes

POUR
Nouvelle Gauche
Mouvement Démocrate et apparentés
Gauche démocrate et républicaine
La France insoumise
CONTRE
La République en Marche

Infos

Date 22 novembre 2017
Type de vote Amendement
Dossier Ordonnances prises sur le fondement de la loi sur le renforcement du dialogue social

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L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Boris Vallaud

Boris Vallaud

Landes (40)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Cet amendement un peu long traite d’un sujet majeur : les atteintes aux droits des personnes. Alors que, jour après jour, l’actualité nous rapporte de terribles échos de faits de harcèlement moral ou sexuel, vous n’ouvrez le droit d’alerte au CSE en cas de danger grave et imminent qu’aux seules entreprises de plus de cinquante salariés. 

Considérez-vous qu’il n’est pas nécessaire de permettre un droit d’alerte en cas d’atteinte au droit des personnes dans les entreprises de moins de cinquante salariés ? De tels agissements seraient-ils inexistants dans ces entreprises ? Il est important que nous levions cette ambiguïté et que le CSE ait le même droit d’alerte dans toutes les entreprises, qu’elles aient plus ou moins de cinquante salariés.

Lors de l’examen en commission Monsieur le Rapporteur a affirmé que la réforme se fait à droit constant. Depuis lors nous avons fait un certain nombre d’auditions d’experts sur ce sujet et ils sont tous formels : vous supprimez bien le droit d’alerte dans les entreprises de moins de 50 salariés. Je vous rappelle que l’actuel article L. 2313‑2 du code du travail prévoit que les délégués du personnel, dont la présence est obligatoire dans les entreprises de plus de 10 salariés. Contrairement à ce que vous affirmez, votre réforme ne se fait pas à droit constant. 

C’est pourquoi nous proposons de rétablir ce droit d’alerte en cas d’atteinte aux droits des personnes et en cas de danger grave et imminent aux représentants des salariés dans les entreprises de plus de 10 salariés.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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