L'amendement n° 520 de suppression de Mme Buffet et l'amendement identique suivant à l'article 28 du projet de loi pour un État au service d'une société de confiance (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 25 janvier 2018 l'amendement n° 520 de suppression de Mme Buffet et l'amendement identique suivant à l'article 28 du projet de loi pour un État au service d'une société de confiance (première lecture).
Au total, 55 députés ont pris part au vote : 84 % ont voté contre, 15 % ont voté en faveur, et 2 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 25 janvier 2018 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Etat au service d'une société de confiance (ESSOC) |
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Cet amendement vise à supprimer l’article permettant au gouvernement de légiférer par voie d’ordonnance afin d’expérimenter de nouvelles formes de regroupement des établissements d’enseignement supérieur.
Nous nous opposons aux dispositions mises en place depuis La loi n° 2013‑660 du 22 juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche qui prévoit trois modalités de regroupement des établissements d’enseignement supérieur et de recherche sur le territoire français, soit par la fusion, soit par le regroupement, en association ou en participant à une communauté d’universités et établissements (COMUE).
Le risque d’une université à deux vitesses ne sera qu’amplifié par ces expérimentations d’organisation sui generis, en accentuant les inégalités territoriales déjà criantes. De plus, ces mécanismes de regroupement ne visent qu’à améliorer les classements internationaux, à travers le label d’indice d’excellence (IDEX) ou le classement de Shanghai, comportant pourtant de nombreux bais méthodologiques.
Si nous comprenons la nécessité d’améliorer les articulations entre la recherche et l’enseignement et s’il nous tient à cœur de voir réussir l’université en France à travers un travail de recherche performant et une coopération internationale accrue, nous n’acceptons pas l’autonomie toujours plus grande laissée aux établissements tout en se conjuguant à une contrainte financière accrue du fait du désengagement de l’État.
Enfin, nous rejetons la méthode. Le législateur doit pouvoir étudier et proposer les modalités d’organisation de l’enseignement supérieur, sans être mis devant le fait accompli à travers une autorisation à légiférer par voie d’ordonnance qui reste très floue.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale