L'amendement n° 380 de Mme Untermaier et les amendements identiques suivants à l'article 2 quater du projet de loi pour la confiance dans la vie publique (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 26 juillet 2017 l'amendement n° 380 de Mme Untermaier et les amendements identiques suivants à l'article 2 quater du projet de loi pour la confiance dans la vie publique (première lecture).
Au total, 163 députés ont pris part au vote : 73 % ont voté contre, 23 % ont voté en faveur, et 4 % se sont abstenus.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Cet amendement vise à rétablir le droit de communication confié par le Sénat à la HATVP afin d’exercer au mieux ses missions d’autorité administrative indépendante. En l’état du droit, la Haute autorité est contrainte de s’adresser à l’administration fiscale qui exerce ce droit de communication. Les propos du Président Nadal lors de l’audition par la commission des lois de l’Assemblée sont édifiant à cet égard : « Alors que le Sénat a pris à son compte la nécessaire indépendance du fisc et de la Haute Autorité, le Gouvernement a proposé au Sénat un amendement qui aboutit à un droit de communication autonome croupion puisqu’existant uniquement vis-à-vis des organismes bancaires.
Il me semble que cela complexifie inutilement les choses et cela restreint le droit de communication autonome aux seuls éléments patrimoniaux. Par exemple, la Haute Autorité pourra solliciter elle-même une banque pour obtenir le solde d’un compte bancaire d’un responsable public mais devra passer par l’intermédiaire de l’administration fiscale pour obtenir les statuts de sa société de conseil et s’assurer que l’activité de celle-ci ne le place pas en situation de conflit d’intérêts.
Non seulement, la solution proposée par le Gouvernement crée deux voies distinctes pour permettre à la Haute Autorité d’obtenir communication des informations nécessaires à son contrôle. Mais elle maintient également une large part de la procédure actuelle qui aboutit à informer systématiquement l’administration fiscale et donc, potentiellement, le ministre dont elle dépend, des investigations et démarches de la Haute Autorité et des réponses qui lui sont destinées, ce qui nuit fortement à notre indépendance. »
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale