L'amendement n° 92 de M. Guy Bricout et les amendements identiques suivants à l'article 13 du projet de loi relatif à l'industrie verte (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 21 juillet 2023 l'amendement n° 92 de M. Guy Bricout et les amendements identiques suivants à l'article 13 du projet de loi relatif à l'industrie verte (première lecture).
Au total, 122 députés ont pris part au vote : 54 % ont voté contre, 24 % ont voté en faveur, et 22 % se sont abstenus.
Résumé de l'amendement
Cet amendement vise à valoriser les offres soumises par des entreprises titulaires d'un label sectoriel RSE reconnu par l'État, dans le cadre de la commande publique. Il se base sur un rapport de la Plateforme RSE et recommande aux pouvoirs publics de créer une structure permettant de superviser ces labels. Le déploiement de ces labels permettrait d'encourager les entreprises à s'engager dans des démarches durables et favorisant la production française. La reconnaissance formelle de ces labels par l'État ainsi que leur valorisation dans le cadre de la commande publique sont essentielles pour inciter leur utilisation.
Ce texte est un résumé de l'exposé des motifs rédigé par l'auteur de l'amendement.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Dans la logique mise en avant par le projet de loi relatif à l’industrie verte de favoriser l’achat français
durable et en cohérence avec les dispositifs du texte poursuivant l’objectif de favoriser les industries
les plus vertueuses, cet amendement vise à valoriser, parmi les critères de la commande publique,
les offres soumises par des entreprises titulaires d'un label sectoriel RSE reconnu par l'État.
Le 26 février 2021, la Plateforme RSE a rendu public son avis concernant les labels sectoriels RSE. Ce
rapport s’appuie sur le bilan de l’expérimentation relative aux labels sectoriels RSE qui s’est déroulée
de mai 2018 à décembre 2019 et sur l’évaluation des labels ou référentiels RSE existants à travers une
trentaine d’auditions. Cette publication est intervenue une semaine après celle du rapport de la
mission « Chapron-Dubost-Imalhayene », commandé par le ministre de l’Economie en application
de l’article 174 de la loi PACTE. Pour élaborer son rapport, la mission a étudié 31 labels et certifications
RSE tierce partie.
Les rapports recommandent notamment aux pouvoirs publics de se doter d’une structure leur
permettant de superviser les labels RSE tierce partie de manière pérenne en s’appuyant sur un cahier
des charges établi sur les principes d’une charte publique. Le rapport du ministère de l’Économie
préconise que cette structure prenne la forme d’une commission dédiée à la sélection et au suivi des
labels RSE adossée à la plateforme RSE.
Le déploiement de ces labels sectoriels RSE répondant aux préconisations formulées dans ces deux
rapports, c’est-à-dire des labels robustes, pragmatiques - car adaptés aux enjeux du métier - et évalués
par des organismes tiers indépendants permettraient ainsi de rendre la RSE accessible au plus grand
nombre d’entreprises.
Développés selon les lignes directrices de la norme ISO 26 000 et en particulier dans le domaine de
l’ancrage territorial, ces labels permettraient également de privilégier des démarches durables et
favorisant la production française.
Or le déploiement de tels labels ne peut passer que par la reconnaissance formelle de ces derniers
par l’Etat ainsi qu’une valorisation des entreprises labellisées notamment dans le cadre de la
commande publique.
En cohérence avec l’idée figurant dans cette loi d’utilisation de la commande publique comme levier
de réindustrialisation et de transition environnementale des entreprises, en ayant recours à des
critères environnementaux et sociaux, il apparait essentiel que ces critères puissent également
prendre la forme de labels sectoriels RSE ayant obtenu la reconnaissance formelle de l’Etat.
Dans la continuité de l’article 174 de la loi PACTE, une telle disposition permettrait d’inciter le
recours à ces labels sectoriels RSE attestés par une tierce partie en permettant à l’Etat et les
collectivités territoriales de valoriser les entreprises labellisées.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale