L'amendement n° 9 de Mme Obono après l'article 5 de la proposition de loi visant à renforcer la réponse pénale contre les infractions à caractère raciste, antisémite ou discriminatoire (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 06 mars 2024 l'amendement n° 9 de Mme Obono après l'article 5 de la proposition de loi visant à renforcer la réponse pénale contre les infractions à caractère raciste, antisémite ou discriminatoire (première lecture).
Au total, 125 députés ont pris part au vote : 78 % ont voté contre, 22 % ont voté en faveur, et 0 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 06 mars 2024 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Renforcer la réponse pénale contre les infractions à caractère raciste ou antisémite |
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Par cet amendement, les député.es du groupe LFI-NUPES souhaitent alerter sur le besoin de formation de la police en matière d'accompagnement des victimes d'actes à caractère raciste.
Si des efforts ont bien étaient mener auprès des magistrats sur la formation continue sur les questions de racisme et de discrimination, la CNCDH pointe encore dans son rapport le manque de formation des agents de police et de gendarmerie.
La CNCDH alerte en effet sur la particularité des actes racistes et la nécessité d'une écoute attentive de la part des agents recueillant les plaintes. C'est une responsabilité particulière qui pèse sur ces agents pour accompagner aux mieux les victimes et déceler, le cas échéant le caractère raciste des actes. Rappelons-le, le Code pénal prévoit à l'article 132-76 que le caractère raciste et antisémite est une circonstance aggravante pour l'ensemble des crimes et des délits. Par conséquent, il est important de sensibiliser l'ensemble des agents à la réalité de cette circonstance aggravante.
À ce titre, notre programme l'Avenir en commun prévoit la mise en œuvre d'un grand plan de formation continue spécifique aux violences sexistes et aux discriminations qui sera déployé sur le territoire pour 100% des effectifs de police et de gendarmerie sur 5 ans. Notre groupe demande à ce que l'existence d'une formation continue de ces agents soient mise en œuvre auprès de ces institutions. Cette demande de rapport permettra de déterminer les besoins.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale