LÉGISLATURE 16 - VOTE n° 3619

L'amendement n° 9 de M. Millienne à l'article premier de la proposition de loi visant à favoriser le réemploi des véhicules, au service des mobilités durables et solidaires sur les territoires (première lecture).

REJETÉ
POUR 23
ABSTENTION 1
CONTRE 43

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 27 mars 2024 l'amendement n° 9 de M. Millienne à l'article premier de la proposition de loi visant à favoriser le réemploi des véhicules, au service des mobilités durables et solidaires sur les territoires (première lecture).

Au total, 67 députés ont pris part au vote : 64 % ont voté contre, 34 % ont voté en faveur, et 1 % se sont abstenus.

Infos

Date 27 mars 2024
Type de vote Amendement
Dossier Proposition de loi visant à favoriser le réemploi des véhicules, au service des mobilités durables et solidaires sur les territoires

La position des groupes

POUR
Horizons et apparentés
Les Républicains
Rassemblement National
Démocrate (MoDem et Indépendants)
CONTRE
Renaissance
La France insoumise - NUPES
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Gauche démocrate et républicaine - NUPES
Écologiste - NUPES
Socialistes et apparentés

Infos

Date 27 mars 2024
Type de vote Amendement
Dossier Proposition de loi visant à favoriser le réemploi des véhicules, au service des mobilités durables et solidaires sur les territoires

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L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Bruno Millienne

Bruno Millienne

Yvelines (78)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Cet amendement vise à élargir le dispositif proposé aux véhicules diesel Crit’Air 3 et à le compléter en y intégrant le principe d’un rétrofit obligatoire des véhicules mis à disposition et qui ont bénéficié d’une prime à la conversion. Concrètement, il s’agit dans le cadre du conventionnement prévu à l’alinéa 8 entre les AOM et différents acteurs de la mobilité que les véhicules Crit’Air 3 récupérés fassent l’objet d’un rétrofit avant d’être remis en location, et donc de réduire sensiblement leur impact tant au niveau des émissions de GES que de la pollution atmosphérique, répondant ainsi au double objectif social du dispositif proposé et environnemental de la PAC.

En effet, si à ce jour et dans l’attente d’éventuelles évolutions technologiques un rétrofit électrique ou hybride rechargeable représente un coût difficilement supportable dans le cadre d’une location à destination des personnes en situation de vulnérabilité économique ou sociale, il n’en est pas de même pour un rétrofit en hybride non rechargeable (environ 7500 €), au GPL (environ 3000 €) ou par l’installation d’un boitier E85 (1000 €) dont le coût peu plus facilement être raisonnablement lissé sur une durée de location longue et dont les gains environnementaux sont importants.

Alors que les métropoles de Paris et Lyon limiteront à moyen terme la circulation des véhicules Crit’Air 3 et que la filière du rétrofit est en train de prendre son essor, à la suite notamment des récentes évolutions réglementaires à ce sujet, il semble essentiel de l’intégrer au dispositif proposé pour assurer aux bénéficiaires, à un coût raisonnable, la garantie qu’ils participent pleinement à l’effort collectif pour le climat et contre la pollution.

L’adoption de cet amendement pourrait aussi être l’occasion d’une réflexion sur l’évolution de la vignette Crit’Air des véhicules ayant bénéficié de l’installation d’un boitier E85, au regard de son impact positif sur la pollution atmosphérique.  

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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