Le sous-amendement n° 3096 de M. Jean-Louis Bricout à l'amendement n° 2200 de M. Alfandari à l'article 3 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'accélération de la production d'énergies renouvelables (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 08 décembre 2022 le sous-amendement n° 3096 de M. Jean-Louis Bricout à l'amendement n° 2200 de M. Alfandari à l'article 3 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à l'accélération de la production d'énergies renouvelables (première lecture).
Au total, 145 députés ont pris part au vote : 63 % ont voté contre, 37 % ont voté en faveur, et 1 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 08 décembre 2022 | |
| Type de vote | Sous-amendement | |
| Dossier | Projet de loi relatif à l’accélération de la production d’énergies renouvelables |
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Avec la mise en place d’un dispositif de planification, ce projet de loi aura pour conséquence la création de trois types de zones :
- Les zones d’accélération des énergies renouvelables telles que prévues à l’article 3 du présent projet de loi, où les projets bénéficieront d’appels d’offre bonifiés ;
- Les zones de droit commun, où les projets pourront continuer à se développer sans contrainte spécifique ;
- Les zones dans lesquels l'implantation d'installations peut être soumise à conditions, qui ont été définies dans la loi relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l'action publique locale (dite 3DS).
Cet amendement vise à articuler la création de ces trois zones entre elles. Il renomme les zones dans lesquels l’implantation d’installations peut être soumise à conditions : les zones d’exclusion d’implantation d’énergies renouvelables. Il prévoit par ailleurs que les communes et les intercommunalités désigneront lesdites zones d’exclusion concomitamment aux zones d’accélération. Ainsi, les élus pourraient avoir une vision globale sur la planification du
déploiement des énergies renouvelables.
Avant que ces zones ne soient intégrées dans les documents d'urbanisme, les référents préfectoraux pourront les identifier dans une cartographie. Les porteurs de projet seront ainsi informés, dans un premier temps, des zones dans lesquels les projets d'installation d'énergies renouvelables ne sont pas bienvenus, avant que lesdites zones ne soient rendues opposables, dans un second temps, en étant intégrées dans les documents d'urbanisme selon la procédure prévue par la loi 3DS.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale