LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 3328

L'amendement n° 2061 de Mme Lejeune après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

REJETÉ
POUR 54
ABSTENTION 3
CONTRE 107

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 03 novembre 2025 l'amendement n° 2061 de Mme Lejeune après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Au total, 164 députés ont pris part au vote : 65 % ont voté contre, 33 % ont voté en faveur, et 2 % se sont abstenus.

Infos

Date 03 novembre 2025
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2026

La position des groupes

POUR
Socialistes et apparentés
Gauche Démocrate et Républicaine
Écologiste et Social
La France insoumise - NFP
CONTRE
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Les Démocrates
Ensemble pour la République
Droite Républicaine
Horizons & Indépendants
Rassemblement National
Union des droites pour la République

Infos

Date 03 novembre 2025
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2026

En savoir plus

L'auteure de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Claire Lejeune

Claire Lejeune

Essonne (91)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

"Par cet amendement, le groupe LFI propose de décourager la rétention foncière de terrains à bâtir à des fins de spéculation immobilière.

La rétention des terrains constructibles constitue un frein majeur à la libération de foncier, alors même que celle-ci est indispensable pour produire des logements accessibles et répondre aux besoins sociaux. Dans un contexte de hausse généralisée du foncier dans les zones tendues, conserver un terrain plusieurs années permet à son propriétaire de réaliser une plus-value plus importante. Ce comportement attentiste est aujourd’hui encouragé par un système fiscal qui réduit l’impôt sur les plus-values en fonction de la durée de détention, ce qui entretient la spéculation foncière. Or, le coût pour la collectivité de voir des terrains immobilisés pendant 10, 20 ou 30 ans est considérable.

La réforme que nous proposons inverse cette logique : elle repose sur l’instauration d’une augmentation progressive de l’impôt sur les plus-values immobilières au-delà de la cinquième année de détention. Concrètement, une majoration de 4 % s’appliquerait au-delà de la 5ᵉ année, puis de 8 % à partir de la 17ᵉ année, et jusqu’à 12 % au titre de la 22ᵉ année révolue, conduisant à un renchérissement marqué de l’impôt sur les plus-values pour les rétentions de très longue durée. Il est juste que la collectivité récupère une partie des plus-values qu’elle a elle-même contribué à créer en ouvrant un terrain à la construction et en finançant les infrastructures nécessaires pour le desservir.

Cet amendement permettra donc d'inciter les propriétaires fonciers à céder leurs terrains constructibles pour permettre la construction de logements dans les zones les plus tendues et générera de nouvelles ressources fiscales pour les collectivités territoriales, aujourd’hui structurellement sous-dotées.

Pour toutes ces raisons, nous proposons d’inverser la logique actuelle et de désinciter la rétention foncière spéculative, afin de dynamiser la construction de logements et de répondre aux besoins urgents en matière d’habitat."

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

En savoir plus

Les derniers votes décryptés par Datan