L'amendement n° 83 de M. Barbier à l'article 7 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 (nouvelle lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 28 novembre 2017 l'amendement n° 83 de M. Barbier à l'article 7 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 (nouvelle lecture).
Au total, 147 députés ont pris part au vote : 59 % ont voté contre, 37 % ont voté en faveur, et 4 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 28 novembre 2017 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Loi de financement de la sécurité sociale 2018 |
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 prévoit que l’augmentation de la CSG de 1,7 point ne s’applique pas aux retraités assujetties au taux réduit de 3,8 %. Elle s’appliquera toutefois aux 60 % de retraités restants, dont le revenu fiscal de référence (RFR) est égal ou supérieur à 14 375 € par part, c’est-à-dire à celles et ceux dont la pension ne dépasse pas 1 200 € nets/mois.
Or, les retraités français perçoivent ont en moyenne un revenu fiscal de 15 396 euros par part, soit un revenu médian de 1 500 € nets/mois.
Nombreux sont ceux qui ont exercé l’ensemble de leur carrière professionnelle dans l’industrie, un des secteurs les plus concurrentiel ces trente dernières années. Aussi, après 41, 42 voire 43 ans d’un travail aux tâches et horaires pénibles, ils se voient accorder une pension de retraite basse, loin du résultat de leur travail et de leurs efforts.
L’amendement propose donc de maintenir le taux actuel de la CSG perçue sur les pensions de retraite et d’invalidité (6,6 %) pour les personnes dont le revenu fiscal de référence (RFR) se situe entre 14 375 € et 16 800 €, c’est-à-dire pour celles qui perçoivent une pension comprise entre 1 200 € et 1 600 € nets par mois. Ce niveau de revenu est légèrement supérieur au revenu médian des retraités (1 500 €/mois) et permettrait à la moitié d’entre eux de ne pas subir la hausse de CSG.
L’amendement propose de compenser la perte de recettes pour la sécurité sociale par une hausse de la CSG appliquée aux jeux exploités par La Française des jeux pour les tirages et les émissions.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale