LÉGISLATURE 16 - VOTE n° 2395

L'amendement n° 520 de M. de Lépinau et les amendements identiques suivants à l'article 2 du projet de loi relatif à l'industrie verte (première lecture).

REJETÉ
POUR 61
ABSTENTION 2
CONTRE 101

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 19 juillet 2023 l'amendement n° 520 de M. de Lépinau et les amendements identiques suivants à l'article 2 du projet de loi relatif à l'industrie verte (première lecture).

Au total, 164 députés ont pris part au vote : 62 % ont voté contre, 37 % ont voté en faveur, et 1 % se sont abstenus.

Infos

Date 19 juillet 2023
Type de vote Amendement
Dossier L'industrie verte

La position des groupes

POUR
Rassemblement National
La France insoumise - NUPES
Gauche démocrate et républicaine - NUPES
Écologiste - NUPES
CONTRE
Horizons et apparentés
Les Républicains
Renaissance
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Démocrate (MoDem et Indépendants)

Infos

Date 19 juillet 2023
Type de vote Amendement
Dossier L'industrie verte

En savoir plus

L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Hervé de Lépinau

Hervé de Lépinau

Vaucluse (84)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Le présent amendement tend à supprimer les alinéas - ajoutés en commission spéciale, et inspiré de l’article L.600-7 du Code de l’urbanisme - offrant la possibilité, pour les porteurs de projets, de demander des dommages et intérêts en cas de « recours abusifs », y compris pour les recours en excès de pouvoir et pour la première fois en cause d’appel. 

Les restrictions au droit d’agir en justice - pilier d’un État de droit et de nos libertés civiques - doivent être instituées avec prudence et modération.

La menace de dommages et intérêts est de nature à effrayer les requérants, même quand ceux-ci peuvent justifier d’un intérêt réel à agir et surtout lorsqu’ils s’opposent à des sociétés commerciales disposant d’importants moyens.

 Par ailleurs, le droit de présenter pour la première fois une demande de réparation en cause d’appel alors que l’origine du dommage allégué était déjà largement connue en première instance – puisqu’il s’agit du recours lui-même - choque la logique juridique et traduit chez le législateur une intention punitive.

Si une telle évolution s’entend concernant le contentieux de l’urbanisme où les autres garanties processuelles sont maintenues, elle se justifie moins concernant les projets visés par le présent projet de loi puisque celui-ci limite déjà l’exercice des recours par des règles dérogatoires (articles 8, 9 et 10).

 La combinaison de ces différentes dispositions risque de poser des obstacles à l’exercice du droit de recours qui seraient disproportionnés par rapport à l’objectif affiché de réindustrialisation. La réindustrialisation de notre pays est certes une priorité, mais elle ne doit pas se faire au prix des libertés publiques, surtout que l’efficacité réelle qu’aura ce texte dans la réalisation de cet objectif est loin d’être démontrée.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

En savoir plus

Les derniers votes décryptés par Datan