LÉGISLATURE 16 - VOTE n° 3352

L'amendement n° 51 de M. Saulignac à l'article 1er A du projet de loi visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires et à améliorer l'accompagnement des victimes (première lecture).

ADOPTÉ
POUR 79
ABSTENTION 4
CONTRE 64

Résultat du vote

Les députés ont adopté le 13 février 2024 l'amendement n° 51 de M. Saulignac à l'article 1er A du projet de loi visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires et à améliorer l'accompagnement des victimes (première lecture).

Au total, 147 députés ont pris part au vote : 54 % ont voté en faveur, 44 % ont voté contre, et 3 % se sont abstenus.

Infos

Date 13 février 2024
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires

La position des groupes

POUR
Les Républicains
Rassemblement National
La France insoumise - NUPES
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Gauche démocrate et républicaine - NUPES
Écologiste - NUPES
Socialistes et apparentés
CONTRE
Horizons et apparentés
Renaissance
Démocrate (MoDem et Indépendants)

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Date 13 février 2024
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires

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L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Hervé Saulignac

Hervé Saulignac

Ardèche (07)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à renforcer les dispositifs de prévention et de lutte contre les dérives sectaires en France en améliorant la coordination et l'échange d'informations entre la MIVILUDES et les administrations publiques, et notamment l’administration fiscale.


L’opacité des modèles de financement de ces organisations, qui s’appuient massivement sur des dons privés, constitue un frein aux enquêtes menées par la MIVILUDES dans le cadre de ses missions d’information et de formation des agents publics.
En outre, aujourd’hui, certains mouvements aux dérives sectaires bénéficient indirectement de larges financements publics, notamment à travers des dons qui demeurent défiscalisables à hauteur de 66 à 75% en fonction du montant du don. 

Ces ressources financières considérables alimentent des activités préjudiciables à la société et à ses membres. Malgré les efforts de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) pour repérer ces mouvements et leurs pratiques, il est nécessaire d’agir de manière proactive pour endiguer cette problématique. 

En outre, de nombreux signalements opérés auprès de la Miviludes laissent apparaître des soupçons de harcèlement financier, et tout particulièrement au sein des organisations catholiques traditionnalistes et de diverses organisations évangéliques. Selon les témoignages recueillis par la MIVILUDES, le modèle financier ces organisations s’appuierait très largement sur l’exploitation financière de ses membres et le recours aux legs et dons forcés lors de l’intégration dans la communauté.
 
En permettant à l'administration chargée de la mise en œuvre de la politique de prévention et de lutte contre les dérives sectaires de développer l'échange d'informations sur les pratiques administratives dans ce domaine, notamment en ce qui concerne les modalités de financement public dont peuvent bénéficier ces mouvements, nous nous donnons les moyens de mieux identifier et contrer ces phénomènes.
 
La coopération accrue entre les services publics permettrait une meilleure traçabilité des flux financiers alimentant les mouvements sectaires et contribuerait à assécher les sources de financement néfastes pour la société. Cela renforcerait également la transparence dans l'utilisation des deniers publics et protégerait ainsi les contribuables français de toute participation involontaire au financement de ces mouvements.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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