LÉGISLATURE 16 - VOTE n° 3377

L'amendement n° 1 de M. Nilor à l'article premier de la proposition de loi visant à reconnaître la responsabilité de l'État et à indemniser les victimes du chlordécone (première lecture).

ADOPTÉ
POUR 87
ABSTENTION 12
CONTRE 62

Résultat du vote

Les députés ont adopté le 29 février 2024 l'amendement n° 1 de M. Nilor à l'article premier de la proposition de loi visant à reconnaître la responsabilité de l'État et à indemniser les victimes du chlordécone (première lecture).

Au total, 161 députés ont pris part au vote : 54 % ont voté en faveur, 39 % ont voté contre, et 7 % se sont abstenus.

Infos

Date 29 février 2024
Type de vote Amendement
Dossier Reconnaître la responsabilité de l’État et indemniser les victimes du chlordécone

La position des groupes

POUR
Les Républicains
Rassemblement National
La France insoumise - NUPES
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Gauche démocrate et républicaine - NUPES
Écologiste - NUPES
Socialistes et apparentés
CONTRE
Horizons et apparentés
Renaissance

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Date 29 février 2024
Type de vote Amendement
Dossier Reconnaître la responsabilité de l’État et indemniser les victimes du chlordécone

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L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Jean-Philippe Nilor

Jean-Philippe Nilor

Martinique (972)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Par cet amendement nous souhaitons préciser la rédaction du dispositif afin de garantir l'indemnisation de toutes les victimes du chlordécone.

Actuellement l'indemnisation des victimes du chlordécone est tardive, complexe et restreinte. Le cancer de la prostate lié à la surexposition au chlordécone figure depuis 2021 au tableau des maladies professionnelles, mais les travailleurs agricoles se heurtent à des démarches et critères restrictifs, par exemple la condition d'avoir travaillé pendant au moins 10 ans au contact de l'insecticide. Seulement 150 dossiers auraient été reçus, alors que 77% des 12 700 travailleurs antillais dans les bananeraies seraient concernés ! Quant aux femmes qui ont travaillé dans les plantations, leurs pathologies ne sont pas reconnues comme maladies professionnelles.

Pire, l'indemnisation est très limitée puisqu’elle ne concerne que les maladies professionnelles et donc exclut le reste de la population du bénéfice d'une réparation des préjudices subis. Pourtant, de nombreux citoyens ont été exposés en dehors de leur travail, dans leur quotidien. Rappelons que la quasi totalité des Antillais est contaminée par le chlordécone !

Afin d'améliorer l'indemnisation et de la garantir pour l'ensemble des victimes, nous proposons donc de préciser que l'objectif d'indemnisation concerne toutes les victimes, que cette contamination ait eu lieu ou non dans leur milieu professionnel.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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