LÉGISLATURE 16 - VOTE n° 3685

L'amendement de suppression n° 46 de Mme Chikirou à l'article 10 de la proposition de loi visant à accroître le financement des entreprises et l’attractivité de la France (première lecture).

REJETÉ
POUR 7
ABSTENTION 2
CONTRE 49

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 10 avril 2024 l'amendement de suppression n° 46 de Mme Chikirou à l'article 10 de la proposition de loi visant à accroître le financement des entreprises et l’attractivité de la France (première lecture).

Au total, 58 députés ont pris part au vote : 84 % ont voté contre, 12 % ont voté en faveur, et 3 % se sont abstenus.

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Date 10 avril 2024
Type de vote Amendement
Dossier Accroître le financement des entreprises et l’attractivité de la France

La position des groupes

POUR
La France insoumise - NUPES
CONTRE
Les Républicains
Rassemblement National
Renaissance
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Démocrate (MoDem et Indépendants)

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Date 10 avril 2024
Type de vote Amendement
Dossier Accroître le financement des entreprises et l’attractivité de la France

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L'auteure de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Sophia Chikirou

Sophia Chikirou

Paris (75)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Par cet amendement, les député.e.s du groupe LFI-NUPES visent à empêcher le repli sur eux-mêmes des responsables et l'invisibilisation des lieux de pouvoir économique.

Cet article autorise la tenue d'un certain nombre de réunions en ligne, en premier lieu les assemblées générales ordinaires et extraordinaires. Sont également concernées les réunions et délibérations des conseils d'actionnaires. Par ailleurs, il étend la possibilité de répondre par voie électronique dans le cadre de consultations et de prises de décision.

C'est ainsi que la mesure est présentée sous l'angle de la facilitation et du bon sens : la place croissante occupée par les technologies numériques en société devrait logiquement mener à leur usage dans le cadre de la gouvernance d'entreprises cotées.

Il faut y opposer une première objection dès lors que l'illectronisme demeure répandu et que le choix de la voie numérique constituerait un obstacle pour un certain nombre d'actionnaires.

Plus grave encore, une telle "dématérialisation" participerait d'un phénomène d'invisibilisation de l'exercice du pouvoir économique, de ses responsables et de ses lieux. Les assemblées générales sont le lieu d'expression des positions des actionnaires, lors desquelles des actionnaires minoritaires peuvent exprimer des voies discordantes. Leur déroulement physique limite la possibilité d'éteindre le débat. Au contraire, la mainmise de quelques-uns sur la modération des outils numériques permet un contrôle fort des conditions de l'expression.

Plus encore, le fait que ces assemblées soient physiquement situées permet l'intervention d'acteurs associatifs et de militants confrontant les actionnaires aux conséquences de leurs choix. Par exemple, les assemblées générales des géants des hydrocarbures, notamment Total et Shell, font régulièrement l'objet d'actions militantes qui contribuent à la mise en débat des sujets climatiques. Ces possibilités d'intervention sont précieuses pour la qualité du débat public et contribuent à renforcer la démocratie, si tant est qu'elle puisse exister en entreprise.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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