L'amendement n° 75 de Mme Roullaud à l'article premier de la proposition de loi relative à la confidentialité des consultations des juristes d'entreprise (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 30 avril 2024 l'amendement n° 75 de Mme Roullaud à l'article premier de la proposition de loi relative à la confidentialité des consultations des juristes d'entreprise (première lecture).
Au total, 57 députés ont pris part au vote : 77 % ont voté contre, 21 % ont voté en faveur, et 2 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 30 avril 2024 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Confidentialité des consultations des juristes d’entreprise |
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Cet amendement a pour objet de supprimer les mots « membre de son équipe » à l’alinéa 2 et à l’alinéa 4 de l’article 1.
Il vise ainsi à circonscrire la confidentialité des consultations juridiques (si elle est votée) au juriste d’entreprise seulement, en l’écartant pour les membres de son équipe dont on ignore s’ils sont suffisamment qualifiés et s’ils font leur, une certaine probité.
En effet, l’article tel qu’il est écrit reste très ouvert. Il parle, de « diplôme équivalent » englobant des bien profils, de bon niveau comme de moins bon niveau.
Si les privilèges liés à la confidentialité sont étendus non seulement au juriste d’entreprise, mais encore à tout membre de son équipe, nous irons vers une dérive dangereuse, vers un affaiblissement de la profession et vers un réel risque d’affaissement de l’éthique professionnelle, car l’équipe du juriste d’entreprise n’est soumise à aucune obligation déontologique, ni à aucune exigence dans la formation.
En définitive, étendre la confidentialité, à toute une équipe sans exiger en contrepartie le respect de règles déontologiques et une formation sélective, aura fatalement des répercussions néfastes.
Ainsi, à défaut de suppression de l’article premier, il faut au moins circonscrire la confidentialité des actes et consultations juridiques aux seuls juristes d’entreprise et non l’étendre à toute une équipe.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale