L'amendement de suppression n° 517 de M. Bernalicis et l'amendement identique suivant à l'article 4 du projet de loi d'orientation et de programmation du ministère de l'intérieur (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 15 novembre 2022 l'amendement de suppression n° 517 de M. Bernalicis et l'amendement identique suivant à l'article 4 du projet de loi d'orientation et de programmation du ministère de l'intérieur (première lecture).
Au total, 197 députés ont pris part au vote : 59 % ont voté contre, 39 % ont voté en faveur, et 3 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 15 novembre 2022 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur |
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
"Cet amendement vise à supprimer les dispositions de l’article 4 du projet de loi qui vient proposer un encadrement du paiement des rançons dans les affaires de rançongiciels.
Il est impératif de poser un cadre pour réglementer le secteur des assurances dans ce domaine notamment pour contrôler plus strictement d’une part les flux financiers afin de s’assurer que ces fonds ne participent à alimenter des dispositif de blanchiment d’argent, ou encore de conduire à des financements d’entreprise de grand banditisme ou de terrorisme.
Le projet de loi sous couvert de protection des citoyens et d’amélioration du traitement de la cybercriminalité, fait une double erreur qui nous semble très problématique.
Le dispositif retenu de paiement des rançons par les assureurs exclut de garantie les victimes qui n’auraient pas déposé plainte « dans les 24 heures suivant l’attaque ». Ce délai bien trop court montre la volonté de protéger davantage l’assureur que la victime.
Ainsi, le secteur de la cyber-assurance sort renforcé par une telle réglementation sans que le sujet de la lutte contre cette criminalité soit réellement traité : il manque un dispositif permettant de renforcer les dispositifs de prévention, aucune réglementation pour l’accompagnement des victimes (qui ne sont vue que sous l’angle de la clientèle des assurances) et aucune disposition pour améliorer les opérations d’investigation des autorités de police, de justice et de gendarmerie.
En définitive, notre groupe parlementaire ne peut entamer un processus de réglementation du secteur par cette seule mesure dont la rédaction délaisse les victimes au profit du secteur assurantiel."
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale