LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 5171

L'amendement n° 68 de M. Gustave après l'article premier de la proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux (première lecture).

REJETÉ
POUR 47
ABSTENTION 22
CONTRE 83

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 26 janvier 2026 l'amendement n° 68 de M. Gustave après l'article premier de la proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux (première lecture).

Au total, 152 députés ont pris part au vote : 55 % ont voté contre, 31 % ont voté en faveur, et 14 % se sont abstenus.

Infos

Date 26 janvier 2026
Type de vote Amendement
Dossier Protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux

La position des groupes

POUR
Socialistes et apparentés
Gauche Démocrate et Républicaine
Écologiste et Social
Rassemblement National
Union des droites pour la République
CONTRE
Les Démocrates
Ensemble pour la République
Droite Républicaine
Horizons & Indépendants

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Date 26 janvier 2026
Type de vote Amendement
Dossier Protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux

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L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Steevy Gustave

Steevy Gustave

Essonne (91)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

La dégradation de la santé mentale des enfants et des adolescents constitue un enjeu majeur de santé publique. Une étude publiée le 21 octobre 2025 dans PLOS Medicine, coordonnée par le professeur Nicolas Hoertel, met en évidence une association forte entre l’usage excessif des réseaux sociaux et l’augmentation du risque de dépression chez les jeunes. Selon cette recherche, cet usage serait associé à 590 000 cas supplémentaires de dépression, 799 décès par suicide et près de 4 milliards d’euros de coûts économiques et sociaux pour la génération née entre 1990 et 2012.

Dans le même temps, la prévalence annuelle de la dépression chez les adolescents est passée de 2 % en 2014 à 9 % en 2021, parallèlement à l’augmentation du temps passé sur les réseaux sociaux. Si cette étude ne permet pas d’établir un lien de causalité direct, elle représente néanmoins le plus haut niveau de preuve scientifique disponible et souligne la nécessité de renforcer les politiques de prévention ciblées.

De plus, le rapport fait au nom de la commission d'enquêtes sur les effets psychologiques de tiktok révèle que certaines plateformes sont conscientes des risques délétères de leurs applications sans pour autant en informer le public. Les principaux effets relevés par les scientifiques et notamment Jonathan Haidt, mettent en lumière des conséquences sur la santé mentale des adolescents : comparaison sociale qui peut entraîner une dévalorisation des jeunes, manque de sommeil, entraînant de l’anxiété, de l’irritabilité, des difficultés d’apprentissage, trouble de l'attention, addiction. 

 

Le présent amendement vise donc à imposer aux plateformes une obligation de sensibilisation aux risques pour la santé mentale, notamment lors du signalement de contenus inappropriés ou dangereux, par l’affichage de messages de prévention et de numéros de soutien psychologique. Cette mesure proportionnée et opérationnelle s’inscrit dans une logique de prévention et de protection renforcée des mineurs.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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