L'amendement n° 13 de M. David Magnier à l'article 2 de la proposition de loi visant à renforcer la place des agriculteurs dans l'aménagement du territoire et à sécuriser l'exercice des activités agricoles face au changement climatique (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 26 mars 2026 l'amendement n° 13 de M. David Magnier à l'article 2 de la proposition de loi visant à renforcer la place des agriculteurs dans l'aménagement du territoire et à sécuriser l'exercice des activités agricoles face au changement climatique (première lecture).
Au total, 105 députés ont pris part au vote : 75 % ont voté contre, 24 % ont voté en faveur, et 1 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 26 mars 2026 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Renforcer la place des agriculteurs dans l’aménagement du territoire et à sécuriser l’exercice des activités agricoles face au changement climatique |
Résumé de l'amendement
Cet amendement vise à clarifier le cadre juridique permettant aux agriculteurs d'utiliser immédiatement des équipements de protection des cultures, tels que les tours antigel, ventilateurs, canons anti-grêle ou systèmes de brumisation, notamment lors d'interventions nocturnes en cas d'aléas climatiques.
Les auteurs de l'amendement estiment que ces équipements, dont l'efficacité repose sur une activation immédiate et souvent nocturne, nécessitent une sécurisation juridique pour que les agriculteurs puissent les utiliser sans crainte lors d'épisodes climatiques critiques. Selon eux, cette clarification du cadre légal permettrait aux exploitants d'agir rapidement pour protéger leurs cultures.
Ce texte est un résumé de l'exposé des motifs.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Le présent amendement vise à sécuriser juridiquement l’usage des moyens de protection des cultures (tels que les tours antigel, ventilateurs, canons anti-grêle ou systèmes de brumisation pour le bétail) dont l’efficacité dépend d’une activation immédiate, souvent nocturne, lors d’épisodes climatiques critiques.
Actuellement, l’article 2 se concentre sur la modification des horaires d’activité. Or, le changement climatique multiplie les épisodes de gel tardif ou de canicule extrême, imposant le recours à des équipements mécaniques bruyants mais vitaux pour les exploitations. Sans une protection législative claire, l’agriculteur s’expose à des poursuites pour nuisances sonores alors même qu’il agit pour sauver son outil de travail et garantir notre souveraineté alimentaire.
Il s’agit donc de préciser que l’usage de ces équipements, dès lors qu’il est dicté par l’urgence climatique, fait partie intégrante de l’exercice normal de l’activité agricole et ne peut être considéré comme un trouble anormal de voisinage.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale