L'amendement n° 156 de Mme Pochon à l'article 7 de la proposition de loi pour une montagne vivante et souveraine (première lecture).
ADOPTÉRésultat du vote
Les députés ont adopté le 13 mai 2026 l'amendement n° 156 de Mme Pochon à l'article 7 de la proposition de loi pour une montagne vivante et souveraine (première lecture).
Au total, 50 députés ont pris part au vote : 90 % ont voté en faveur, 2 % ont voté contre, et 8 % se sont abstenus.
Résumé de l'amendement
Cet amendement vise à développer un maillage d'abattoirs, tant mobiles que fixes, afin de réduire les distances entre les exploitations d'élevage et les structures d'abattage. Cette mesure entend faciliter l'accès aux abattoirs pour les éleveurs bovins et ovins, notamment dans les régions du nord et de l'est où les exploitations sont les plus éloignées.
Les auteurs de l'amendement estiment que l'éloignement géographique des exploitations des structures d'abattage fragilise le modèle économique des circuits alimentaires de proximité, avec des trajets dépassant parfois une heure et demie. Selon eux, cette répartition hétérogène des abattoirs sur le territoire, particulièrement critique dans le nord et l'est, nécessite une intervention pour soutenir les filières animales.
Ce texte est un résumé de l'exposé des motifs.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Cet amendement insiste sur la nécessité de développer un maillage d'abattoirs, mobiles et fixes.
Les filières animales présentent une répartition hétérogène sur le territoire. En filière bovine et ovine, l’éloignement géographique de certaines exploitations des structures d’abattage fragilise un modèle économique en circuits alimentaires de proximité. Les temps de transport pour atteindre un abattoir ayant capacité sur l’espèce concernée dépassent parfois une heure et demie. Les régions du nord et de l’est sont celles où les élevages sont les plus éloignés avec une distance moyenne entre l’élevage et l’abattoir de 130 km.
Certains projets d’abattoirs mobiles sont susceptibles de venir compléter l’offre des abattoirs fixes pour répondre aux besoins des éleveurs, notamment dans les territoires à faible densité où l'État possède peu de moyens pour faire évoluer le maillage des abattoirs.
En effet les leviers pour un État « stratège » sur le maillage territorial des abattoirs ont disparu :
- Le plan national d’équipement en abattoirs qui prévalait jusqu’en 2010 n’a plus d’existence ;
- L’observatoire des abattoirs et les commissions inter-régionales sont en sommeil.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale