L'amendement n° 573 de M. Tonussi à l'article 8 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 18 mai 2026 l'amendement n° 573 de M. Tonussi à l'article 8 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).
Au total, 63 députés ont pris part au vote : 67 % ont voté contre, 29 % ont voté en faveur, et 5 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 18 mai 2026 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense |
Résumé de l'amendement
Cet amendement appelle à clarifier et à limiter l'implication directe du Gouvernement dans les orientations stratégiques des entreprises de la base industrielle et technologique de défense (BITD), afin que ces entreprises puissent répondre de manière durable aux besoins de défense de l'État.
Les auteurs de l'amendement estiment que l'implication prépondérante du Gouvernement, illustrée par la promotion de programmes spécifiques par le Président de la République, entrave la capacité des opérateurs à adapter leurs stratégies aux besoins de défense à long terme. Selon eux, cette ingérence affaiblit la flexibilité et l'efficacité industrielle du secteur de la défense.
Ce texte est un résumé de l'exposé des motifs.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Le Gouvernement n’est pas extérieur aux orientations stratégiques prises par les entreprises de la BITD, et joue souvent un rôle prépondérant. En témoigne l’implication du Président de la République dans la promotion des programmes SCAF et MGCS, au détriment de la capacité des opérateurs à
répondre dans la durée aux besoins de l’Etat pour la mise en œuvre de sa politique de défense.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale