LÉGISLATURE 16 - VOTE n° 1798

L'amendement n° 3 de M. Schreck et les amendements identiques suivants à l'article unique de la proposition de loi visant à permettre une gestion différenciée des compétences « eau » et « assainissement » (première lecture).

REJETÉ
POUR 67
ABSTENTION 5
CONTRE 93

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 08 juin 2023 l'amendement n° 3 de M. Schreck et les amendements identiques suivants à l'article unique de la proposition de loi visant à permettre une gestion différenciée des compétences « eau » et « assainissement » (première lecture).

Au total, 165 députés ont pris part au vote : 56 % ont voté contre, 41 % ont voté en faveur, et 3 % se sont abstenus.

Infos

Date 08 juin 2023
Type de vote Amendement
Dossier Proposition de loi visant à permettre une gestion différenciée de la compétence "Eau et Assainissement"

La position des groupes

POUR
Les Républicains
Rassemblement National
La France insoumise - NUPES
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Gauche démocrate et républicaine - NUPES
Socialistes et apparentés - NUPES
CONTRE
Horizons et apparentés
Renaissance
Démocrate (MoDem et Indépendants)

Infos

Date 08 juin 2023
Type de vote Amendement
Dossier Proposition de loi visant à permettre une gestion différenciée de la compétence "Eau et Assainissement"

En savoir plus

L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Philippe Schreck

Philippe Schreck

Var (83)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Dans sa version initiale, le projet de loi NOTRe ne prévoyait aucunement le transfert automatique des compétences eau et assainissement aux communautés de communes. Or, par des amendements – donc sans étude d’impact ni concertation – le Gouvernement d’alors a institué un transfert obligatoire qui n’était ni souhaité ni souhaitable.

Les maires et leur conseil municipal connaissent mieux que quiconque leurs concitoyens, leur territoire et leurs besoins. Élus, ils sont reconnus et rendent compte à leurs administrés. Notamment dans les villages ruraux ou de montagne, ils savent, ils gèrent, ils pilotent depuis des décennies la gestion de la ressource en eau, dont ils organisent de la captation à la distribution. Ils maîtrisent les sources, les écosystèmes locaux, les besoins de la population comme des agriculteurs… Depuis des décennies, voire plus encore, ces communes assurent l’entretien des réseaux avec le personnel communal. Ainsi, ces élus ont permis de maintenir la qualité du service public à un coût modéré…

Si le transfert au profit des intercommunalités fut parfois – dans certaines situations – une bonne chose, il s’accompagne souvent d’incompréhension, de bureaucratie accrue, d’un budget de fonctionnement et d’un prix de l’eau en hausse, de problèmes de gouvernance et d’inadéquation avec la réalité hydrique des territoires, surtout en période de raréfaction de la ressource et de restrictions en tout genre.

La représentation nationale doit avoir une oreille attentive à leurs demandes et respecter le principe de subsidiarité : ce sont ces maires et leur conseil municipal qui savent s’ils doivent transférer ou non leurs compétences, voire même les récupérer concernant l’eau et l’assainissement.

L’amendement CL5 adopté en commission des lois a pour effet de vider le texte initial de toute sa substance et de tout son sens. Le présent amendement vise à rétablir le texte tel que voté et adopté par le Sénat.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

En savoir plus

Les derniers votes décryptés par Datan