LÉGISLATURE 16 - VOTE n° 2957

L'amendement n° 22 de Mme Reid Arbelot après l'article 2 de la proposition de loi relative à la restitution des restes humains appartenant aux collections publiques (première lecture).

REJETÉ
POUR 36
ABSTENTION 0
CONTRE 81

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 13 novembre 2023 l'amendement n° 22 de Mme Reid Arbelot après l'article 2 de la proposition de loi relative à la restitution des restes humains appartenant aux collections publiques (première lecture).

Au total, 117 députés ont pris part au vote : 69 % ont voté contre, 31 % ont voté en faveur, et 0 % se sont abstenus.

Infos

Date 13 novembre 2023
Type de vote Amendement
Dossier Restitution des restes humains appartenant aux collections publiques

La position des groupes

POUR
La France insoumise - NUPES
Gauche démocrate et républicaine - NUPES
Écologiste - NUPES
Socialistes et apparentés
CONTRE
Horizons et apparentés
Les Républicains
Rassemblement National
Renaissance
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Démocrate (MoDem et Indépendants)

Infos

Date 13 novembre 2023
Type de vote Amendement
Dossier Restitution des restes humains appartenant aux collections publiques

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L'auteure de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Mereana Reid Arbelot

Mereana Reid Arbelot

Polynésie française (987)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Cet amendement d’appel vise à utiliser le cadre des lois relatives aux restitutions afin d’aller plus loin dans la guérison des blessures du passé colonial de la France en suggérant la rédaction d’un rapport sur la mise en place d’une Commission de vérité et de réconciliation en France.
La justice restaurative est de plus en plus utilisée en tant qu’outil politique afin de guérir les maux du passé et d’œuvrer dans un esprit de réconciliation nationale. L’un des outils de cette justice restaurative est la mise en place de telles Commissions.
Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, celles-ci sont définies comme des « organismes d’enquête officiellement approuvés, à caractère temporaire et non judiciaire — (qui) se voient attribuer un laps de temps relativement court pour recueillir des dépositions, mener des enquêtes, faire des recherches et tenir des audiences publiques, avant de terminer leur tâche par la publication d’un rapport final; (…) elles offrent (…) une certaine possibilité d’explication du passé », en offrant notamment des recommandations en termes de réparation et de dédommagements. Ces dernières années, plus de trente commissions de ce type ont été mises en place.
Cela a par exemple été le cas du Canada au sujet des pensionnats autochtones. Ce cadre permet aux victimes ou à leurs descendants de partager leurs récits et leurs expériences. Dans ce cadre, entre 2007 et 2015, plus de 6500 témoignages ont été recueillis et des actions de sensibilisation du public ont été organisées dans tout le pays.
Un travail similaire pourrait être effectué en France au sujet du passé colonial, afin d’apporter une aide morale aux populations encore affectées aujourd’hui par les conséquences néfastes de la colonisation, de la traite négrière et de l’engagisme.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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