LÉGISLATURE 16 - VOTE n° 3330

L'amendement n° 135 de Mme Le Hénanff après l'article 17 de la proposition de loi encadrant l'intervention des cabinets de conseil privés dans les politiques publiques (première lecture).

REJETÉ
POUR 31
ABSTENTION 0
CONTRE 42

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 01 février 2024 l'amendement n° 135 de Mme Le Hénanff après l'article 17 de la proposition de loi encadrant l'intervention des cabinets de conseil privés dans les politiques publiques (première lecture).

Au total, 73 députés ont pris part au vote : 58 % ont voté contre, 42 % ont voté en faveur, et 0 % se sont abstenus.

Infos

Date 01 février 2024
Type de vote Amendement
Dossier Proposition de loi encadrant l'intervention des cabinets de conseil privés dans les politiques publiques

La position des groupes

POUR
Horizons et apparentés
Les Républicains
Rassemblement National
La France insoumise - NUPES
Gauche démocrate et républicaine - NUPES
Écologiste - NUPES
Socialistes et apparentés
CONTRE
Renaissance
Démocrate (MoDem et Indépendants)

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Date 01 février 2024
Type de vote Amendement
Dossier Proposition de loi encadrant l'intervention des cabinets de conseil privés dans les politiques publiques

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L'auteure de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Anne Le Hénanff

Anne Le Hénanff

Morbihan (56)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Les données de l’administration constituent des actifs stratégiques majeurs et peuvent même revêtir un caractère sensible. Aussi, il apparaît nécessaire que les administrations concernées disposent de la pleine maîtrise de leurs données, notamment s’agissant de leur traitement.


Toutefois on constate qu’il est fréquent que certaines données des administrations sont traitées par des fournisseurs de services soumis à des législations extraterritoriales, lesquels peuvent être tenus, par les autorités étrangères dont ils dépendent, de transmettre des données de manière ponctuelle ou de manière massive et continue, sans que ces administrations en soient informées.


Cette situation se produit parfois à l’insu de l’administration, notamment lorsque cette dernière a recours à des prestations de conseils pour ses projets. La commission d’enquête menée par le Sénat sur l’influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques a formellement établi que les cabinets de conseil collectent de données, dans le cadre des projets, pouvant présenter un caractère sensible, stratégique, etc.


C’est pourquoi, il nous semble essentiel d’imposer a minima des obligations de transparence aux cabinets de conseil et leur prestataires vis-à-vis des administrations bénéficiaires quant aux juridications auxquelles sont soumises les données qui leurs sont confiées dans le cadre de leur mission de conseil. Dans une optique de transparence complète des prestataires de conseils, ces derniers devraient également fournir des données sur l’empreinte environnementale des services numériques déployés pour traiter les données de l’administration bénéficiaire.

Cela s’inscrit dans une logique de cohérence avec le règlement européen sur les données (Data Act) et avec les dispositions de l’article 10 bis du projet de loi sécuriser et réguler l’espace numérique (dit « SREN ») adopté en séance publique à l’Assemblée nationale à l’uninamité le 13 octobre dernier.

Ces obligations de transparence permettront aux administrations de disposer de toutes les informations relatives à la souveraineté du traitement des données et des enjeux environnementaux.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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