L'amendement n° 138 de Mme Le Hénanff après l'article 18 de la proposition de loi encadrant l'intervention des cabinets de conseil privés dans les politiques publiques (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 01 février 2024 l'amendement n° 138 de Mme Le Hénanff après l'article 18 de la proposition de loi encadrant l'intervention des cabinets de conseil privés dans les politiques publiques (première lecture).
Au total, 81 députés ont pris part au vote : 63 % ont voté contre, 37 % ont voté en faveur, et 0 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 01 février 2024 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Proposition de loi encadrant l'intervention des cabinets de conseil privés dans les politiques publiques |
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
La ciculaire du 5 juillet 2021 relative à l’application de la doctrine d'utilisation de l'informatique en nuage par l'État actualisée par la circulaire du 31 mai 2023 fait du cloud le mode d’hébergement et de production par défaut des services numériques de l’État et impose des critères stricts de sécurité pour les cloud proposés par les industriels à l’Etat. Pour chaque produit numérique manipulant des données, à caractère personnel ou non, d’une sensibilité particulière et dont la violation est susceptible d’engendrer une atteinte à l’ordre public, à la sécurité publique, à la santé et la vie des personnes ou à la protection de la propriété intellectuelle, l’offre de cloud commerciale retenue doit impérativement respecter la qualification SecNumCloud établie par l’ANSSI et être immunisée contre tout accès non autorisé par des autorités publiques d’État tiers.
Par ailleurs, l’article 10 bis A du projet de loi sécuriser et réguler l’espace numérique, voté à une large majorité en séance publique en octobre dernier, a souhaité établir des règles sur le recours à des prestataires d’informatique en nuage pour l’administration de l’Etat ou ses opérateurs lorsque les données concernées sont d’une sensibilité particulière.
De même, la commission d’enquête du Sénat sur l’influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques a établi que les cabinets de conseil sont destinataires de données pouvant présenter un caractère sensible, comme en témoigne par exemple la mission de réorganisation du service de santé des armées (2018-2021) menée par des consultants au cours du quinquennat précédent.
La problématique de la maîtrise des données des administrations et la perte de souveraineté numérique française a été relevée de nombreuses fois, notamment dans le rapport de la mission d’information sur le thème « Bâtir et promouvoir une souveraineté numérique nationale et européenne » (2021).
Ainsi, en cohérence avec les effort de protection des données sensibles de l’Etat, les administrations concernées par des prestations de conseils devraient être tenues d’avoir recours à des cabinets de conseils garants des mêmes critères de sécurité.
L’absence de règles spécifiques de sécurité pour les prestations de conseil qui traitent des données particulièrement sensibles constituerait une brèche majeure pour la protection des données de l’administration.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale