L'amendement n° 93 de Mme Stambach-Terrenoir et l'amendement identique suivant après l'article premier du projet de loi relatif à l'organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour répondre au défi de la relance de la filière nucléaire (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 12 mars 2024 l'amendement n° 93 de Mme Stambach-Terrenoir et l'amendement identique suivant après l'article premier du projet de loi relatif à l'organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection pour répondre au défi de la relance de la filière nucléaire (première lecture).
Au total, 134 députés ont pris part au vote : 75 % ont voté contre, 24 % ont voté en faveur, et 1 % se sont abstenus.
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La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Par cet amendement de repli, le groupe LFI-NUPES propose de faire de l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection une autorité publique indépendante.
Les modalités de fusion de l'ASN et de l'IRSN retenues par le gouvernement sont celles d'une intégration de l'IRSN au sein de la structure de l'ASN, qui est une autorité administrative indépendante. Il s'agit d'une solution de facilité, qui démontre tout l'empressement du gouvernement à engager une réforme mal préparée.
L'échéance du 1er janvier 2025 pour la réunion au sein d'une autorité administrative indépendante (AAI) apparaît intenable et fait peser un sérieux risque de désorganisation du système de contrôle de la sûreté nucléaire.
La fusion au sein d'une AAI conduit à l'exclusion des activités commerciales de l'IRSN, telles les activités de dosimétrie externe qui seront transférées au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies renouvelables (CEA). En séparant les activités de dosimétrie interne et externe, ce projet de loi va disperser des compétences rares alors même qu'il prétend en regrouper au sein d'une même entité. Le paiement des salariés, la passsation des commandes, le paiement des fournisseurs, et de nombreuses autres tâches opérationnelles ne pourront pas être assurées en temps et en heure.
Il est urgent de prendre le temps de procéder aux adaptations législatives permettant de faire de l'ASNR une API. Cette forme présente de nombreux avantages. Elle permettra ainsi :
- de disposer d'un système d'information et de gestion opérationnel à plus court terme par l'existence d'un système de gestion en propre plutôt que l'intégration au système d'information de l'Etat
- la possibilité de gérer des flux financiers nombreux et élevés
- de reprendre les brevets et engagements contractuels de l'IRSN
- de maintenir de manière optimale les collaborations et programmes de recherche
- le maintien des activités commerciales
- une gestion plus aisée du personnel avec 1500 salariés de droit privé et 500 fonctionnaires et contractuels de droit public.
Pour toutes ces raisons, le groupe LFI-NUPES propose de faire de l'ASNR une autorité publique indépendante.
Cet amendement a été travaillé avec l'intersyndicale de l'IRSN.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale