L'amendement n° 76 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 17 de la proposition de loi visant à reconnaître le bénévolat de sécurité civile (première lecture).
ADOPTÉRésultat du vote
Les députés ont adopté le 27 mars 2024 l'amendement n° 76 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 17 de la proposition de loi visant à reconnaître le bénévolat de sécurité civile (première lecture).
Au total, 118 députés ont pris part au vote : 60 % ont voté en faveur, 36 % ont voté contre, et 3 % se sont abstenus.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Cet amendement a pour objet la suppression de l’article 17 qui propose d’étendre le bénéfice du taux majoré de 75 %, au lieu du taux de 66 %, prévu au 1 ter de l’article 200 du code général des impôts (CGI) aux associations agréées en application de l’article L. 725‑1 du code de la sécurité intérieure.
Le régime français actuel d'incitation fiscale aux dons applicables à l'impôt sur le revenu est l'un des plus généreux au monde. Toute modification de son régime et, en particulier, l'extension des dons éligibles au taux majoré doit rester exceptionnelle et être dûment justifiée dès lors que le dispositif de la réduction d'impôt a déjà un coût de plus de 1,7 Md€ au titre de l’année 2022.
Par ailleurs, le dispositif du taux majoré est réservé, sauf dérogation exceptionnelle, aux seuls organismes d’intérêt général qui procèdent à la fourniture gratuite de repas à des personnes en difficulté, qui contribuent à favoriser leur logement ou qui procèdent, à titre principal, à la fourniture gratuite de soins.
Or, l’extension envisagée diluerait l'effet incitatif de la majoration du taux de la réduction d’impôt dit Coluche, alors même que les associations d'aide aux plus démunis demeurent très sollicitées du fait de la situation économique et de l’inflation alimentaire, et que la dernière loi de finances pour 2024 a souhaité renforcer en prorogeant pour trois années supplémentaires son plafond majoré.
Pour l’ensemble de ces raisons, le Gouvernement propose la suppression de cet article.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale