LÉGISLATURE 16 - VOTE n° 419

L'amendement n° 1904 de M. Balanant après l'article 44 de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture) - Mission Justice

REJETÉ
POUR 40
ABSTENTION 25
CONTRE 53

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 27 octobre 2022 l'amendement n° 1904 de M. Balanant après l'article 44 de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture) - Mission Justice

Au total, 118 députés ont pris part au vote : 45 % ont voté contre, 34 % ont voté en faveur, et 21 % se sont abstenus.

Infos

Date 27 octobre 2022
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2023

La position des groupes

POUR
Les Républicains
La France insoumise - NUPES
Gauche démocrate et républicaine - NUPES
Écologiste - NUPES
Démocrate (MoDem et Indépendants)
Socialistes et apparentés - NUPES
CONTRE
Renaissance

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Date 27 octobre 2022
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2023

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L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Erwan Balanant

Erwan Balanant

Finistère (29)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

L’entrée en vigueur du code de la justice pénale des mineurs a offert un nouveau cadre d’exercice à l’action éducative en renforçant la primauté de l’éducatif sur le répressif.
La réforme de la justice pénale des mineurs a ainsi introduit dans ce code un dispositif novateur qu’est la mesure éducative unique. Elle peut être modulée et adaptée dans le temps, permettant ainsi de prendre en compte la personnalité du mineur et son évolution. Cette mesure est aujourd’hui très largement prononcée : au 30 juin 2022, plus de 18 800 mesures étaient confiées à la Protection Judiciaire de la Jeunesse.
 
Cette prise en charge éducative peut notamment se traduire par le placement du mineur délinquant dans un établissement de la protection judiciaire de la jeunesse à l’image des établissements de placement éducatif (EPE). Ainsi placé, le mineur est soustrait à son environnement habituel et réintégré dans une vie quotidienne de groupe structurante. Il est donc davantage apte à poursuivre sa scolarité ou sa formation et à gagner en autonomie.
 
Il est primordial que les EPE garantissent un environnement sain aux mineurs, loin des violences auxquelles ils sont souvent confrontés dans leur quotidien. Ils doivent offrir un cadre sécurisé pour tous, mineurs et personnels encadrants. Ce d’autant plus que le placement peut être ordonné pour une durée allant jusqu’à 2 ans.
 
Or, ces violences sont une réalité dans ces établissements. La presse s’en fait d’ailleurs régulièrement écho. Ainsi, en aout dernier, trois mineurs âgés de 14 à 17 ans ont été interpellés et placés en garde-à-vue après une série de violences et de dégradations dans leur unité éducative d’hébergement collectif (forme d’EPE).
 
Mieux identifiées, les conditions d’émergence de la violence dans les EPE pourront être anticipées et prévenues.
 
Cet amendement vise donc à présenter les conditions d’émergences de la violence dans les établissements de placement éducatif afin de renforcer les moyens de lutte contre ces violences en identifiant l’impact financier de ces violences (dégradations, mobilisation des forces de l’ordre et de secours), les moyens de prévenir la survenue de ces débordements et les besoins financiers pour y parvenir.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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