LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 4211

L'amendement n° 3346 (rect.) de Mme Taillé-Polian à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

REJETÉ
POUR 66
ABSTENTION 1
CONTRE 116

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 21 novembre 2025 l'amendement n° 3346 (rect.) de Mme Taillé-Polian à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Au total, 183 députés ont pris part au vote : 63 % ont voté contre, 36 % ont voté en faveur, et 1 % se sont abstenus.

Infos

Date 21 novembre 2025
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2026

La position des groupes

POUR
Socialistes et apparentés
Gauche Démocrate et Républicaine
Écologiste et Social
La France insoumise - NFP
CONTRE
Les Démocrates
Ensemble pour la République
Droite Républicaine
Horizons & Indépendants
Rassemblement National
Union des droites pour la République

Infos

Date 21 novembre 2025
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2026

En savoir plus

L'auteure de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Sophie Taillé-Polian

Sophie Taillé-Polian

Val-de-Marne (94)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

L’article 36 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit une baisse des concours publics alloués à l’audiovisuel public à hauteur de -70,8 millions d’euros (dont -65 millions d’euros, soit 92 % de la baisse, pour France Télévisions, – 4 millions d’euros pour Radio France et environ -1 million d’euros pour l’Ina) pour atteindre 3,87 milliards d’euros. 

Cette réduction constitue la troisième baisse consécutive des ressources de l’audiovisuel public. Si elle était adoptée, le budget de l’audiovisuel public en 2026 frôlerait le niveau budgétaire des sociétés publiques en 2008 (3,45 milliards d’euros), malgré une inflation nette de 32,4 % sur la période. Cette drastique restriction budgétaire en 20 ans, fortement accentuée avec la perte de 776 millions d’euros constants depuis 2018, a des effets délétères sur le service public de l’audiovisuel : qualité de l’information et des programmes, diminution des budgets consacrés à la création française, diminution des effectifs en proximité et à l’international, précarité de l’emploi et des formations musicales permanentes de Radio France. Après plusieurs années d’efforts de gestion et d’économies reconnus par les récents rapports de la Cour des comptes sur les différentes entreprises de l’audiovisuel public, celles-ci atteignent aujourd’hui la limite de leurs capacités d’économie à missions constantes. Une nouvelle réduction des concours publics des sociétés de l’audiovisuel public conduirait les sociétés à renoncer à certaines missions de service public. 

Dans une période d’ultra-concentration des médias privés dans les mains d’industriels aux agendas politiques assumés, et de guerre informationnelle avec des puissances étrangères qui utilisent les réseaux sociaux pour déstabiliser nos fondements républicains, nous avons besoin d’amplifier les sources fiables d’information, donc d’un audiovisuel public suffisamment doté qui fasse vivre dans le paysage audiovisuel français un journalisme rigoureux, basé sur des principes déontologiques solides. 

Cet amendement propose de mettre en cohérence la dotation de l’audiovisuel public avec la trajectoire des contrats d’objectifs et de moyens arbitrée en 2023 pour la porter au niveau qu’elle aurait dû atteindre en 2026 avec 4,175 milliards d’euros. 

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

En savoir plus

Les derniers votes décryptés par Datan