L'amendement n° 1403 de M. David Magnier à l'article 6 (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 22 mai 2026 l'amendement n° 1403 de M. David Magnier à l'article 6 (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).
Au total, 85 députés ont pris part au vote : 47 % ont voté contre, 46 % ont voté en faveur, et 7 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 22 mai 2026 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles |
Résumé de l'amendement
Cet amendement vise à modifier le délai de révision des Schémas d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) pour les projets de stockage d'eau. Au lieu d'imposer un délai minimum de douze mois avant toute révision, l'amendement propose de fixer ce délai comme maximum, permettant une révision plus rapide lorsqu'un projet bénéficie d'un consensus local ou s'inscrit dans un Projet de Territoire pour la Gestion de l'Eau approuvé.
Selon les auteurs de l'amendement, le délai minimal de douze mois impose un ralentissement systématique des procédures qui ne correspond pas aux réalités de terrain. Ils considèrent que cette disposition empêche une réactivité administrative appropriée, notamment lorsque les conditions locales permettent une avancée plus rapide du projet.
Ce texte est un résumé de l'exposé des motifs.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Le présent amendement vise à garantir la réactivité de l’administration dans la mise en œuvre des projets de stockage d’eau.
La rédaction issue de la commission instaure un délai « plancher », interdisant de fait toute révision du SAGE en moins de douze mois, même lorsque le projet bénéficie déjà d’un consensus local ou qu’il est inscrit dans un Projet de Territoire pour la Gestion de l’Eau (PTGE) approuvé.
Cette disposition impose un ralentissement systématique des procédures, déconnecté des réalités de terrain. L’amendement propose donc de transformer ce délai minimal en un délai maximal. Douze mois constituent une durée suffisante pour mener à bien la concertation nécessaire sans bloquer la réalisation des ouvrages. Il s’agit de s’assurer que les délais administratifs ne fassent plus obstacle à la sécurisation de la ressource en eau pour nos exploitations.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale