LÉGISLATURE 15 - VOTE n° 1015

L'amendement n° 2343 de M. Dharréville avant l'article premier du projet de loi constitutionnelle pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace (première lecture).

REJETÉ
POUR 29
ABSTENTION 17
CONTRE 87

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 11 juillet 2018 l'amendement n° 2343 de M. Dharréville avant l'article premier du projet de loi constitutionnelle pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace (première lecture).

Au total, 133 députés ont pris part au vote : 65 % ont voté contre, 22 % ont voté en faveur, et 13 % se sont abstenus.

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Date 11 juillet 2018
Type de vote Amendement
Dossier Démocratie plus représentative, responsable et efficace

La position des groupes

POUR
Nouvelle Gauche
Gauche démocrate et républicaine
La France insoumise
CONTRE
Mouvement Démocrate et apparentés
UDI, Agir et Indépendants
La République en Marche

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Date 11 juillet 2018
Type de vote Amendement
Dossier Démocratie plus représentative, responsable et efficace

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L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Pierre Dharréville

Pierre Dharréville

Bouches-du-Rhône (13)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Les propositions que nous portons dans le cadre de la réforme constitutionnelle visent à renforcer les pouvoirs du Parlement et de l’opposition face à l’hypertrophie du pouvoir exécutif. Mettre fin à ce déséquilibre des pouvoirs est indispensable pour corriger le déficit démocratique du régime. Dans cet esprit, nous proposons également de renforcer les droits de participation démocratique. Enfin, une réforme de la Constitution ne peut se concevoir sans y inscrire des principes essentiels aujourd’hui absents de notre Loi fondamentale.

Cet amendement vise à promouvoir l’inscription d’une charte du numérique dans la constitution. La rédaction de cette charte est inspirée de celle du groupe de travail de l’Assemblée nationale et du Sénat sur l’inclusion des droits et libertés numériques dans la constitution.

Sur le modèle de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, les articles de la Charte seraient précédés d’un exposé des motifs constitué de plusieurs considérants rappelant l’importance et l’impact des technologies numériques sur le fonctionnement des sociétés démocratiques et les conditions d’exercice des droits et libertés fondamentaux de chaque personne.

La Charte serait composée de huit articles, sept d’entre eux posant les droits et obligations applicables à l’ère numérique :

- le droit d’accès à internet qui revêt une importance particulière dans la mesure où cet accès est devenu la condition d’exercice de nombreux droit et libertés (accès aux services publics, liberté d’expression, accès au savoir).

- le principe de neutralité de l’internet est, lui aussi, une condition nécessaire au plein exercice d’autres libertés (liberté d’expression et de communication, droit à l’information, liberté d’entreprendre…).

- la facilitation par le numérique de la participation à la vie publique et démocratique. La prolifération des outils numériques permet la multiplication des consultations citoyennes par le Gouvernement, le Parlement, les collectivités territoriales et la société civile, ou encore l’essor des pétitions en ligne et des dispositifs de budget participatif. La présente charte consacre ces nouveaux modes d’expression.

- le droit à l’information à l’ère numérique par la consécration du droit d’accéder aux informations utiles au débat d’intérêt public et de pouvoir les réutiliser.

- le droit à la protection des données à caractère personnel et le contrôle des usages qui en sont faits.

- le droit à l’éducation et à la formation au numérique, condition essentielle à la vie dans une société numérique et à l’exercice de nombreux droits et libertés fondamentaux.

- le droit à une alternative aux procédures dématérialisées dans ses relations avec le service public. Dans la perspective de dématérialisation de 100 % des services publics à horizon 2022, il faut pouvoir garantir ce droit à tous les citoyens. La fracture numérique n’est pas seulement une fracture d’infrastructure déterminée par le territoire d’habitation, elle devient de plus en plus une fracture d’usage selon des distinctions de genre, d’âge, de classes sociales, de handicap, ou d’illettrisme. La présente charte tient compte de ces inégalités dans l’utilisation des outils numériques.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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