L'amendement de suppression n° 3 de M. Vannier à l'article premier de la proposition de loi relative au contentieux du stationnement payant (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 04 décembre 2023 l'amendement de suppression n° 3 de M. Vannier à l'article premier de la proposition de loi relative au contentieux du stationnement payant (première lecture).
Au total, 77 députés ont pris part au vote : 57 % ont voté contre, 25 % ont voté en faveur, et 18 % se sont abstenus.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Par cet amendement de réécriture nous nous opposons au rétablissement de l'obligation de paiement préalable du forfait post-stationnement et de sa majoration.
La réforme du stationnement payant entrée en vigueur en 2018 a été fortement critiquée, notamment par le Défenseur des droits qui estime que le contentieux particulièrement abondant posait des problèmes tant aux pouvoirs publics qu'aux particuliers. Le 1er signataire de la présente PPL, Daniel Labaronne, le disait lui même dans un rapport : "pour déposer un recours [contre un FPS], il faut suivre un chemin de croix". Le Défenseur des droits estime ainsi que le stock du contentieux soulève la question du droit des usagers à l'accès à la justice, la mise en place de solutions pour traiter plus rapidement ce contentieux de masse étant devenue indispensable.
La présente PPL nous propose de répondre à cela en rétablissant le paiement préalable du FPS. Faire payer aux particuliers qui souhaitent contester le FPS donc, pour les décourager et réduire le nombre de recours. Or, le Défenseur des droits estime également que ce paiement préalable est "une condition légale très dissuasive pour saisir la CCSP" qui "engendre incontestablement une perte de sécurité juridique pour les administrés" et recommande de le supprimer. Nous pouvons donc nous réjouir de la décision du Conseil constitutionnel d'abroger cette disposition.
Nous préférons privilégier d'autres pistes pour améliorer le traitement de ce contentieux, comme augmenter les effectifs de la CCSP décrite, toujours par l'auteur de cette PPL en 2020, comme "sous-dimensionnée en termes d'effectifs, de moyens techniques". Plutôt que de décourager des citoyens qui sont dans leurs droits, d'autres solutions sont possibles.
Nous proposons cependant de conserver la disposition permettant de rendre le recours suspensif (l'introduction d'un recours suspend les actions de recouvrement du FPS et de sa majoration).
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale