L'amendement n° 878 de M. Panifous après l'article premier du projet de loi relatif à l'accompagnement des malades et de la fin de vie (première lecture).
ADOPTÉRésultat du vote
Les députés ont adopté le 29 mai 2024 l'amendement n° 878 de M. Panifous après l'article premier du projet de loi relatif à l'accompagnement des malades et de la fin de vie (première lecture).
Au total, 115 députés ont pris part au vote : 56 % ont voté en faveur, 43 % ont voté contre, et 1 % se sont abstenus.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Cet amendement vise à concrétiser la mesure n°3 du rapport du professeur Chauvin, qui a préfiguré la stratégie décennale présentée par le Gouvernement, et qui préconise la structuration d’organisations territoriales permettant de mettre en œuvre sur l’ensemble du territoire les soins d’accompagnement.
Le rapport indique que de telles organisations territoriales dédiées doivent être inscrites dans la loi, dans une logique de gradation.
Cette mesure a d’ailleurs été reprise par le Gouvernement, dans la mesure n°20 de la stratégie décennale, qui prévoit l’animation et l’organisation territoriale par le biais d’une charte nationale, déclinée territorialement par les ARS, en lien avec les collectivités.
Pourtant, elle ne figure pas dans le présent projet de loi. Cet amendement prévoit de remédier à cet oubli en inscrivant le principe de ces organisations territoriales, en cohérence avec l’instruction interministérielle de juin 2023 sur la structuration des filières territoriales de soins palliatifs.
Il s’agit d’insister sur la dimension englobante des soins palliatifs et d’accompagnement, qui impliquent tous les acteurs du territoire : filières sanitaires, professionnels libéraux, mais aussi collectivités territoriales et société civile.
Selon le Gouvernement, 500 gestionnaires de parcours permettront d’assurer une lisibilité et coordination pour les patients. Cet amendement prévoit l'identification de tels gestionnaires de parcours, au sein des organisations territoriales, chargés de s'assurer de l'accès des personnes à la structure adaptée à sa prise en charge et ses besoins.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale