L'amendement n° 324 de M. Guiraud et l'amendement identique suivant avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 07 novembre 2022 l'amendement n° 324 de M. Guiraud et l'amendement identique suivant avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture).
Au total, 195 députés ont pris part au vote : 61 % ont voté contre, 39 % ont voté en faveur, et 1 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 07 novembre 2022 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Projet de loi de finances rectificative pour 2022 |
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
"Cet amendement vise à la mise en place d’une taxation sur les importations de bovins, accrues par l’accord CETA, afin de stopper la concurrence déloyale et néfaste pour nos agriculteurs, ainsi que le danger sanitaire créé par ces importations sans contrôle
Le comprehensive economic and trade agreement (CETA), Accord Économique et Commercial Global (AECG) en France, supprime les droits de douane entre le Canada et l’Europe sur un panel de produits. Vendu comme une opportunité pour le commerce extérieur français, l’impact attendu sur l’économie du pays est pourtant quasi-nul, comme le pointait en 2019 le Centre d’Études Prospectives et d’Informations Internationales (CEPII) : les bénéfices macro-économique de l’AECG pour la France seraient de + 0,02% de PIB en 2035.”
Par contre, ce même rapport souligne l’impact très négatif attendu sur la filière bovine française : “Les effets de l’AECG rapportés à la valeur ajoutée sont importants : respectivement -1,7% [pour l’élevage de bétail] et -4,8% [pour la viande rouge dans sa dimension industrielle]. En valeur absolue : - 9 millions d'euros et – 56 millions d'euros.”
Mais plus dramatique encore, alors que le gouvernement a toujours assuré que l’importation de viande bovine élevée aux hormones serait interdite, la Commission Européenne, estimait en mars 2020 que le système actuel “n’est pas en mesure d’apporter la garantie que seuls les établissements pleinement conformes continuent à figurer sur la liste des établissements autorisés à exporter vers l’UE”.
Alors que dans le pays les éleveurs peinent à vendre leurs bovins d’excellente qualité, comme c’est le cas en Limousin, la poursuite de ce traité qui risque de leur porter concurrence déloyale est une folie. Pour eux, et pour l’écologie."
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale