L'amendement n° 588 de Mme Le Peih à l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).
REJETÉRésultat du vote
Les députés ont rejeté le 23 mai 2025 l'amendement n° 588 de Mme Le Peih à l'article 10 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (première lecture).
Au total, 112 députés ont pris part au vote : 58 % ont voté contre, 40 % ont voté en faveur, et 2 % se sont abstenus.
Résumé de l'amendement
Cet amendement vise à autoriser une personne à renoncer aux soins par tout moyen, y compris oralement, plutôt que d'exiger une formalité écrite stricte. La renonciation doit être immédiatement consignée dans le dossier médical pour en garantir la traçabilité.
Les auteurs de l'amendement estiment que l'exigence d'une formalité écrite rigide peut être un obstacle à l'expression effective du consentement des patients. Selon eux, autoriser une expression orale ou informelle de la renonciation, tout en la documentant sans délai dans le dossier médical, préserve à la fois la liberté du patient et la sécurité juridique.
Ce texte est un résumé de l'exposé des motifs.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
L'insertion de « par tout moyen » permet de prendre en compte des situations où la renonciation pourrait être exprimée de manière orale ou informelle, sans imposer une exigence de formalisme rigide.
Par ailleurs, l’exigence d’une consignation immédiate dans le dossier médical garantit une traçabilité précise de la décision, renforce la sécurité juridique de la procédure, et préserve les droits de la personne comme la responsabilité des professionnels de santé.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale