L'amendement n° 898 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 14 (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
ADOPTÉRésultat du vote
Les députés ont adopté le 10 juillet 2026 l'amendement n° 898 du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 14 (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Au total, 52 députés ont pris part au vote : 67 % ont voté en faveur, 33 % ont voté contre, et 0 % se sont abstenus.
Infos
| Date | 10 juillet 2026 | |
| Type de vote | Amendement | |
| Dossier | Projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens |
Résumé de l'amendement
Cet amendement vise à rétablir une procédure dérogatoire permettant aux forces de sécurité intérieure d'utiliser des drones sans autorisation préalable en cas d'urgence caractérisée nécessitant une intervention immédiate. Cette procédure simplifiée s'applique aux situations exceptionnelles où existe un risque grave et imminent pour la sécurité des personnes justifiant une action rapide.
Les auteurs de l'amendement estiment que les forces de sécurité doivent disposer d'une procédure rapide et allégée pour utiliser des drones lorsqu'elles font face à des situations d'urgence exceptionnelles qui exigent une intervention immédiate. Selon eux, cette flexibilité opérationnelle est nécessaire pour répondre efficacement aux menaces graves et imminentes contre la sécurité des personnes.
Ce texte est un résumé de l'exposé des motifs.
La position des groupes
Les votes des députés et des groupes
Exposé des motifs de l'amendement
L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.
Cet amendement prévoit le rétablissement de l’article 14, qui aménage une procédure dérogatoire allégée permettant d'autoriser l’usage de drones face à une situation d’urgence caractérisée, laquelle nécessite une intervention immédiate des forces de sécurité intérieure.
Cette procédure aménagée permet de répondre à des situations opérationnelles auxquelles les forces peuvent être confrontées de façon exceptionnelle et dans lesquelles un risque d’atteinte grave et imminente à la sécurité des personnes justifie qu’une action directe et rapide soit engagée.
Une telle situation peut par exemple se présenter en cas d’émeutes ou de violences urbaines d’une intensité particulière, les drones permettant alors d’aller en reconnaissance dans des zones difficilement accessibles, ou en cas d’intrusion de personnes au sein d’un site sensible, tel qu’une installation nucléaire de production d’électricité. De même, dans les situations de crise auxquelles font face le RAID ou le GIGN, l’usage d’un drone peut permettre d’appuyer la progression d’une colonne d’intervention pour la protéger contre des embuscades ou des pièges.
Dans ces situations d'urgence, il n'est pas réaliste d'imaginer qu'un arrêté, pris dans les formes imposées par les textes, puisse être édicté immédiatement. Il le sera toutefois dans un délai maximal d’une heure, et cette décision sera en tout état de cause portée à la connaissance du public dès qu'elle sera prise. La procédure allégée est donc proportionnée et comporte les garanties nécessaires, ce que le Conseil d’État a indiqué dans son avis sur le projet de loi.
Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale