LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 8276

L'amendement n° 684 de Mme Taurinya après l'article 24 du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).

REJETÉ
POUR 21
ABSTENTION 0
CONTRE 28

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 10 juillet 2026 l'amendement n° 684 de Mme Taurinya après l'article 24 du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).

Au total, 49 députés ont pris part au vote : 57 % ont voté contre, 43 % ont voté en faveur, et 0 % se sont abstenus.

Infos

Date 10 juillet 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens

Résumé de l'amendement

Cet amendement appelle à ce que le Gouvernement remette un rapport au Parlement évaluant spécifiquement les effets du projet de loi sur les personnes mineures, notamment concernant l'application de mécanismes de justice pénale qui n'étaient pas initialement destinés aux mineurs.

Selon les auteurs de l'amendement, plusieurs dispositions du texte appliquent aux mineurs des mécanismes conçus pour des formes graves de criminalité, ce qui s'écarte des principes constitutionnels de la justice des mineurs. Le Conseil national des barreaux et d'autres professionnels du droit ont alerté sur ces questions.

Ce texte est un résumé de l'exposé des motifs.

La position des groupes

POUR
Socialistes et apparentés
Gauche Démocrate et Républicaine
Écologiste et Social
La France insoumise - NFP
CONTRE
Les Démocrates
Ensemble pour la République
Droite Républicaine
Horizons & Indépendants
Rassemblement National

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Date 10 juillet 2026
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens

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L'auteure de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Andrée Taurinya

Andrée Taurinya

Loire (42)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Par cet amendement, les député.es de la France insoumise souhaitent que le Gouvernement remette un rapport aux parlementaires évaluant spécifiquement l’impact du présent projet de loi sur les personnes mineures.

Le Conseil national des barreaux (CNB) et d'autres nombreux professionnels du droit ont alerté à ce sujet : plusieurs dispositions du texte "appliquent aux mineurs des mécanismes initialement conçus pour des formes de criminalité particulièrement graves".

Ces évolutions s’écartent des principes constitutionnels propres à la justice des mineurs et des engagements internationaux de la France, notamment de la Convention internationale des droits de l’enfant.

C'est le cas de l’extension à des mineurs de dispositifs pensés pour la criminalité organisée ou les violences graves, le renforcement de mécanismes automatiques (amendes forfaitaires, restrictions d’aménagement de peine), ainsi que le risque d’accentuation des inégalités sociales, notamment du fait du poids disproportionné des sanctions financières sur les familles les plus vulnérables.

Concernant les AFD, si la loi prévoit que l'amende forfaitaire n'est pas applicable si le délit a été commis par un mineur, dans les faits, ceux-ci sont bels et bien concernés, comme l'ont rappelé des ONG, dont Human Rights Watch, qui ont publié le 17 juin 2026 un rapport montrant clairement que les amendes forfaitaires (en l'occurrence, contraventionnelles) piègent les jeunes dans le surendettement tout en étant parfaitement discriminatoires.

Nombre d’entre eux n'ont pas les moyens de s’opposer au paiement de l'amende, faute de connaissance de leurs droits ou face à la pression exercée par les forces de l'ordre. En outre, s’il est possible de contester une AFD, la procédure est complexe, les délais sont courts et une fois l’amende payée, il n’est plus possible de la contester.

Nous rappelons que les AFD sont inscrites à leur casier judiciaire, au mépris des principes essentiels gouvernant la justice des mineurs prévus par l’ordonnance de 1945, puis le code de justice pénale des mineurs du 30 septembre 2021 (primauté de l’éducatif sur le répressif ; atténuation de la responsabilité pénale en fonction de l’âge ; spécialisation des juridictions).

Les mineurs sont donc pleinemement concernés par l'extension des AFD à de nouvelles infractions, prévue par le présent texte.

Pourtant, la question de la justice pénale des mineurs est absente de l’étude d’impact du projet de loi, et de l’avis du Conseil d’Etat. Par conséquent, un rapport sur le sujet est nécessaire.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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