LÉGISLATURE 16 - VOTE n° 1458

L'amendement n° 9 de Mme Paris à l'article premier de la proposition de loi portant abrogation de l'obligation vaccinale contre la covid-19 dans les secteurs médicaux, paramédicaux et d'aide à la personne et visant à la réintégration des professionnels et étudiants suspendus (première lecture).

REJETÉ
POUR 42
ABSTENTION 12
CONTRE 228

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 04 mai 2023 l'amendement n° 9 de Mme Paris à l'article premier de la proposition de loi portant abrogation de l'obligation vaccinale contre la covid-19 dans les secteurs médicaux, paramédicaux et d'aide à la personne et visant à la réintégration des professionnels et étudiants suspendus (première lecture).

Au total, 282 députés ont pris part au vote : 81 % ont voté contre, 15 % ont voté en faveur, et 4 % se sont abstenus.

Infos

Date 04 mai 2023
Type de vote Amendement
Dossier Abrogation de l'obligation vaccinale contre la covid-19 dans les secteurs médicaux, paramédicaux et d'aide à la personne et visant à la réintégration des professionnels et étudiants suspendus

La position des groupes

POUR
Rassemblement National
CONTRE
Horizons et apparentés
Renaissance
La France insoumise - NUPES
Gauche démocrate et républicaine - NUPES
Écologiste - NUPES
Démocrate (MoDem et Indépendants)
Socialistes et apparentés - NUPES

Infos

Date 04 mai 2023
Type de vote Amendement
Dossier Abrogation de l'obligation vaccinale contre la covid-19 dans les secteurs médicaux, paramédicaux et d'aide à la personne et visant à la réintégration des professionnels et étudiants suspendus

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L'auteure de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Mathilde Paris

Mathilde Paris

Loiret (45)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Le présent amendement s'inscrit dans l'esprit du texte initialement déposé, légiférant dans le prolongement des recommandations de la Haute Autorité de Santé en date du 16 février 2023 selon lesquelles l'obligation vaccinale pourrait être levée pour tous les professionnels de santé visés par la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire.

Sur un plan légistique, l'amendement affine le dispositif de l'article 1er abrogeant purement et simplement le chapitre II de la loi du 5 août 2021 qui dépasse l'objectif initial du texte. Cette disproportion a permis l'adoption de l'amendement AS6 qui, bien que ne contestant pas les recommandations de la Haute Autorité de Santé, vise l'abrogation du dit article 1er, préférant argumenter sur un engagement politique du gouvernement.

Par souci d'efficacité, eu égard à la gravité du sujet traité et du traumatisme infligé à nos compatriotes injustement discriminés et exclus, le présent amendement propose une solution d'équilibre entre l'article 1er de la proposition de loi et l'amendement AS6.

Le présent amendement rappelle les multiples déclarations et avertissements du Conseil de l'Europe, notamment de son Comité Bioéthique, qui, dans son avis du 4 mai 2021 alertait face aux risques de discrimination, aux impacts sur la cohésion sociale et la solidarité, sur la protection de la vie privée ainsi que sur la dignité humaine que représentait un projet loi consistant à contraindre une population à la vaccination et à exiger d'elle la production d'un certificat de vaccination dit "pass sanitaire" pour continuer à exercer une profession, à se rendre dans des établissements divers etc...

Enfin, on rappellera que la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) a posé dans son arrêt du 8 avril 2021, Vavricka c./ République tchèque, des conditions impératives relatives à l'administration des vaccins ainsi qu'à l'obligation vaccinale, qui n'ont pas été satisfaites par le gouvernement français.

Il résulte de ces éléments une obligation pour le Législateur d'agir en urgence, à plus forte raison lorsque l'on observe quotidiennement l'amplification du phénomène de désertification médicale et de tensions dans nos services de santé du fait d'une grave pénurie de personnel qui s'explique également par les dispositions découlant du chapitre II de la loi du 5 août 2021 que cet amendement propose d'abroger.

Dès lors, eu égard à la totalité de ces éléments, le présent amendement démontre un lien direct incontestable avec le texte en discussion.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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