LÉGISLATURE 16 - VOTE n° 273

L'amendement n° 1735 de M. Guiraud après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture).

REJETÉ
POUR 47
ABSTENTION 0
CONTRE 142

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 13 octobre 2022 l'amendement n° 1735 de M. Guiraud après l'article 3 du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture).

Au total, 189 députés ont pris part au vote : 75 % ont voté contre, 25 % ont voté en faveur, et 0 % se sont abstenus.

Infos

Date 13 octobre 2022
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2023

La position des groupes

POUR
La France insoumise - NUPES
Gauche démocrate et républicaine - NUPES
Écologiste - NUPES
Socialistes et apparentés - NUPES
CONTRE
Horizons et apparentés
Les Républicains
Rassemblement National
Renaissance
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Démocrate (MoDem et Indépendants)

Infos

Date 13 octobre 2022
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2023

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L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

David Guiraud

David Guiraud

Nord (59)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

"Par cet amendement, nous proposons la suppression de l’abattement de 40 % sur les dividendes !

En pleine crise, les actionnaires des grandes entreprises se gavent. Les cadeaux fiscaux censés protéger l'emploi finissent en dividendes et en rachats d'actions : 80 milliards d'euros en 2021 pour le CAC40. Dans le même temps, ces entreprises ont supprimé 17 000 emplois en France. L'année 2022 s'annonce toute aussi lucrative, avec 44 milliards de dividendes versés au titre du seul deuxième trimestre.

Cet accaparement par le capital de la richesse créée par le travail contribue à l’accroissement considérable des inégalités alors que dans le même temps, les français subissent la hausse des prix et voient leur pouvoir d’achat baisser continuellement.

La politique mise en œuvre par le Gouvernement ne fait qu’aggraver ces inégalités : allègement des prélèvements sur les grandes entreprises et les contribuables les plus fortunés, renoncement à une politique efficace de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, diminution du financement des services publics au détriment des plus pauvres… La responsabilité du Gouvernement dans l’accroissement des inégalités de richesses est sans équivoque.

Tout cela au nom d'une méthologie économique démentie par une importante littérature scientifique. Les rapports d'évaluation de la réforme de la fiscalité du capital de 2017, pilotés par France Stratégie (rattaché à Matignon), sont formels : rien ne permet d'affirmer qu'une baisse de la fiscalité sur le capital serait favorable aux investissements. La récente étude publiée par Adrien Matray et Charles Boissel, démontre même le contraire : en 2013 la hausse de la taxation s'est traduite par une hausse l’investissement et donc l’emploi.

Il faut, dans cette période de crise, financer les services publics, réduire les inégalités et favoriser l’emploi par l’investissement. Cette mesure se propose de faire les trois, en supprimant l'abattement de 40% sur les dividendes."

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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