LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 4191

L'amendement n° 1109 de Mme Lejeune à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

REJETÉ
POUR 70
ABSTENTION 0
CONTRE 151

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 21 novembre 2025 l'amendement n° 1109 de Mme Lejeune à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

Au total, 221 députés ont pris part au vote : 68 % ont voté contre, 32 % ont voté en faveur, et 0 % se sont abstenus.

Infos

Date 21 novembre 2025
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2026

La position des groupes

POUR
Socialistes et apparentés
Gauche Démocrate et Républicaine
Écologiste et Social
La France insoumise - NFP
CONTRE
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Les Démocrates
Ensemble pour la République
Droite Républicaine
Horizons & Indépendants
Rassemblement National
Union des droites pour la République

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Date 21 novembre 2025
Type de vote Amendement
Dossier Projet de loi de finances pour 2026

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L'auteure de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Claire Lejeune

Claire Lejeune

Essonne (91)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Par cet amendement, le groupe LFI vise à supprimer le plafonnement du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) à 175 millions d'euros alors que ses recettes de taxe intérieure sur la consommation finale d'électricité (TICFE) devraient atteindre 793 millions d'euros en 2026.

La France Insoumise s'oppose fermement à la politique nucléaire du gouvernement et milite pour une sortie progressive de cette énergie au profit d'un mix énergétique 100 % renouvelable. Nous condamnons la relance irresponsable du programme nucléaire français qui hypothèque l'avenir de notre pays et détourne des investissements massifs qui devraient être consacrés aux énergies renouvelables.

Pour autant, nous ne pouvons cautionner ce plafonnement brutal qui relève de l'incohérence la plus totale. Ce plafonnement prive le CEA de 618 millions d'euros, soit près de 78 % de ces recettes ! Cette ligne budgétaire ne répond à aucune logique cohérente de politique énergétique.
Par ailleurs, si le gouvernement assume sa politique pro-nucléaire et engage des milliards dans de nouveaux réacteurs EPR, la moindre des choses serait d'assurer un financement minimal de la recherche sur la sûreté nucléaire et la gestion des déchets. On ne peut pas à la fois relancer le nucléaire et asphyxier un organisme chargé de garantir sa sécurité ! Cette contradiction est le signe d'une politique énergétique menée à l'aveugle.

Enfin, au-delà de l'énergie, le CEA travaille sur des sujets d'intérêt général majeurs : santé, technologies numériques, défense, recherche fondamentale. Priver la recherche publique française de ces moyens est une faute stratégique qui compromet notre souveraineté scientifique et technologique.

Les 618 millions d'euros économisés sur le dos de la recherche publique sont dérisoires comparés à l'immensité des cadeaux fiscaux aux plus riches prévus par ce projet budgétaire : division par deux de la surtaxe d'IS sur les grandes entreprises, suppression de la CVAE, abandon de la taxe sur les superprofits... Le gouvernement trouve toujours l'argent pour les actionnaires du CAC 40, mais rogne sur la recherche !

Cet amendement vise donc à permettre au CEA de réaliser pleinement ses missions. Nous proposons de supprimer son plafond à 175 millions d'euros, tel que le prévoit actuellement le projet de loi de finances.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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