LÉGISLATURE 17 - VOTE n° 4736

L'amendement n° 10 de M. Falcon à l'article premier de la proposition de loi pour retrouver la confiance et l'équilibre dans les rapports locatifs (première lecture).

REJETÉ
POUR 30
ABSTENTION 0
CONTRE 106

Résultat du vote

Les députés ont rejeté le 11 décembre 2025 l'amendement n° 10 de M. Falcon à l'article premier de la proposition de loi pour retrouver la confiance et l'équilibre dans les rapports locatifs (première lecture).

Au total, 136 députés ont pris part au vote : 78 % ont voté contre, 22 % ont voté en faveur, et 0 % se sont abstenus.

Infos

Date 11 décembre 2025
Type de vote Amendement
Dossier Retrouver la confiance et l’équilibre dans les rapports locatifs

La position des groupes

POUR
Rassemblement National
Union des droites pour la République
CONTRE
Socialistes et apparentés
Gauche Démocrate et Républicaine
Les Démocrates
Écologiste et Social
Ensemble pour la République
Droite Républicaine
Horizons & Indépendants
La France insoumise - NFP

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Date 11 décembre 2025
Type de vote Amendement
Dossier Retrouver la confiance et l’équilibre dans les rapports locatifs

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L'auteur de l'amendement

Un amendement est un texte, déposé par un ou plusieurs députés, qui vise à modifier un projet ou une proposition de loi. Il y a un auteur principal, mais un amendement peut être cosigné par plusieurs députés.

Frédéric Falcon

Frédéric Falcon

Aude (11)

Les votes des députés et des groupes

Exposé des motifs de l'amendement

L'objectif d'un amendement est de modifier ou d'ajouter une mesure d'un projet ou d'une proposition de loi. Le ou les députés qui rédigent l'amendement écrivent également un exposé des motifs.

Le présent amendement vise à maintenir le délai de trois mois dont dispose le locataire, à compter

de la signature du bail, pour contester le complément de loyer appliqué dans le cadre de

l’encadrement des loyers.

 

Supprimer cette limite temporelle créerait une insécurité juridique majeure pour les bailleurs : ils

pourraient être assignés à tout moment, y compris plusieurs années après l’entrée dans les lieux,

alors même que le loyer a été fixé de manière transparente et contractuelle. Une telle incertitude

pèserait lourdement sur la relation locative et dissuaderait de nombreux propriétaires de mettre ou

de maintenir leur bien sur le marché.

 

Le délai de trois mois garantit au contraire un équilibre clair entre droits du locataire et sécurité du

bailleur. Il laisse au locataire un laps de temps suffisant pour apprécier la justification du

complément de loyer, tout en préservant la stabilité du contrat une fois ce délai écoulé.

 

En l’absence de ce garde-fou, le risque de contentieux permanents contribuerait à fragiliser

davantage l’offre locative, dans un contexte où celle-ci est déjà en forte contraction dans les zones

tendues.

 

Maintenir ce délai, c’est préserver la prévisibilité des relations contractuelles, éviter les dérives

contentieuses et garantir un marché locatif plus serein et plus stable pour l’ensemble des acteurs.

Source : Amendement sur le site de l'Assemblée nationale

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